Alan Wake a peur du noir, et nous aussi!

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Par: rédaction
19/05/10 - 12h53
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EN BREF

XBOX 360
  • Bande son
  • Graphismes
  • Jouabilité
  • Durée de vie
  • Général
Aussi disponible pour:
pc    

Écrivain en manque d'inspiration, Alan Wake pense partir se reposer avec sa femme dans un village de montagne en Virginie Occidentale. Mais alors que celle-ci l'encourage à se remettre à écrire, Alan Wake se perd aux frontières de la santé mentale et doit affronter son pire ennemi: l'obscurité, dans laquelle un personnage qu'il a lui-même créé va tenter inlassablement de tout lui prendre...

Après cinq ans de reports, retards et autres réorientations, Remedy ('Max Payne') n'a pas déçu avec ce titre à la frontière entre Stephen King, David Lynch et jeu d'aventure/action.

Le concept
Jeu d'aventures et d'ambiance plus que d'action, Alan Wake tente de nous plonger dans l'ambiance des romans de Stephen King, réussissant le pari de scénariser très précisément le jeu tout en laissant au joueur un sentiment de liberté d'action très étendue. Se déroulant principalement la nuit, l'aventure d'Alan implique un concept universel: la peur du noir. C'est en effet de l'obscurité que naissent la grande majorité de ses soucis, et la lumière lui servira de guide comme d'ange gardien. Frissons garantis!

C'est réussi ou pas?

Plongé directement dans un environnement graphique cinématographique, l'on jouera presque autant qu'on profitera des nombreuses cinématiques qui définissent la trame du jeu, en plantent le décor et l'ambiance. L'on ne songe pas un instant à zapper les cinématiques, qui apportent presque autant de plaisir que les séquences jouables.

Décors à couper le souffle à travers forêts et rivières montagneuses, bande-son irréprochable (jusque dans les dialogues), ambiance à fleur de peau et scénario digne (pour un jeu vidéo) de l'hommage à Stephen King, font de cet opus un fort bel objet vidéoludique dont on peine à se séparer (puisqu'il faut quand même dormir un minimum). Sans parler des effets de lumière qui séduiront les plus cinéphiles des gamers.

Côté maniabilité, aucun souci, mais le même schéma se répète malheureusement dans tout le jeu: viser les ennemis (humains - mais aussi objets - dont les esprits sont manipulés par l'Ombre, qui mérite une majuscule pour son rôle prépondérant dans l'histoire) avec la lampe-torche pour les affaiblir puis les achever à coups d'armes plus traditionnelles. Heureusement, on oublie rapidement ce détail grâce à l'environnement de jeu extraordinaire et un scénario bien aiguisé.

On y joue longtemps?
La durée de vie est assez spectaculaire en regard des standards actuels: comptez facilement quinze-vingt heures pour profiter de toutes les cinématiques et prendre le temps d'explorer l'environnement qui vous laisse une liberté quasi totale: pas de murs invisibles, mais des ravins (entre autres) qui peuvent vous coûter cher si vous ne regardez pas où vous posez les pieds.

Le truc en plus
Les fans de Stephen King retrouveront immédiatement le style pesant du King: cette impression d'être en permanence à la limite de profaner un cimetière amérindien tout en perdant consciemment la boule. Vous retrouverez tout au long du jeu des pages d'un manuscrit censé vous aider à avancer, tout en conférant une ambiance de schizophrénie progressive à l'ensemble. L'ambiance vous happe pour ne vous relâcher qu'à contre-coeur.

On l'achète ou pas?
Sans hésiter! Alan Wake vous emmènera aux frontières de la série à suspense, du jeu d'aventure et du roman fantastique. Sans aller jusqu'à révolutionner complétement le monde vidéoludique, il y aura cetainement un 'avant' et un 'après' Alan Wake. (th)

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