EN BREF
Playstation 3
Encore un Call of Duty? Souvent considéré comme une mise en bouche en attendant la série Modern Warfare, cet épisode signé par les studios Treyarch brise ce cliché en faisant preuve d'ambition. FPS grand spectacle/public tendance pop-corn, ce "Black Ops" nous emmène en 1968 avec une furie contrôlée et grandement menée.
C'est quoi le concept?
Call of Duty : Black Ops revisite la guerre froide et nous plonge dans les années 60 entre Cuba, la Russie et le Vietnam. Un terrain encore inexploré avec une mise en scène très cinéma à base de flash-backs et d'événements et personnages historiques. Le joueur incarne l'agent Mason, soumis à un interrogatoire plus que musclé, prétexte à des séquences souvenirs inspirés de films comme Platoon ou Apocalypse Now.
C'est réussi?
Un scénario qui tient la plupart du temps la route et qui ne prend pas place dans un conflit actuel ou dans les deux "grandes guerres", voilà déjà de quoi ravir le joueur exigeant. Un fil conducteur soutenu par une ambiance visuelle variée et immersive, entre bar cubain, champ de maïs, rivière boueuse, jungle touffue ou encore bunker soviétique.
Plus précisément, ce sont 15 missions qui attendent le joueur solo. Pas vraiment de surprise quant aux scripts: il ne s'agira pas de fureter à sa guise ou d'élaborer des stratégies compliquées mais le fil des événements est bien pensé, l'IA de nos coéquipiers et des ennemis plutôt bien gérée et surtout l'action nerveuse et sans temps mort. Même si, comme d'habitude, il faudra suivre précisément le script et suivre à la lettre les commandements, ni trop tôt ni trop tard. Un petit bémol car les rebondissements scriptés font toujours leur effet, ce Black Ops étant de plus joliment mis en musique.
Surtout, ce qui marche dans ce Black Ops, c'est l'immersion. Entre des séquences de fusillade explosive qui en mettent plein les yeux, des petits épisodes infiltration et bien sûr les traditionnels périples en véhicules. Cette fois, on se retrouvera chevauchant une moto, fusillant gaiement ses poursuivants perché sur un tank ou encore pilotant un hélicoptère.
Le prise en mains est traditionnelle, avec les qualités et défauts classiques de la série Call of Duty. Simple et efficace donc, assurant un rythme soutenu. Les graphismes remplissent aussi leur rôle avec des décors soignés et des animations percutantes. Malgré les défauts de texture ou d'aliasing, l'ensemble visuel n'empiète pas sur notre plaisir.
On y joue longtemps?
La campagne solo est très courte et se boucle en quelques heures à peine. Il faut donc miser sur le multi-joueurs: 14 maps au menu et les modes habituels, ainsi que des nouveautés bien pensées où il est possible notamment de miser des points Call of Duty.
Le truc en plus
Du spectacle digne des films de guerre et une ambiance immersive font de ce Call of Duty: Black Ops un FPS de choix pour tous les joueurs, adeptes du genre ou pas. Le scénario original, même si l'issue est évidemment prévisible, ajoute à l'envie de ne pas lâcher la manette.
On l'achète ou pas?
La campagne explosive et haletante est indéniablement une réussite mais, très courte, il faut savoir que le multi-joueurs doit être apprécié si on ne veut pas ranger son jeu sur l'étagère après quelques heures. On peut se risquer à le taxer de FPS grand public: les puristes préféreront sans le doute le plus abouti Modern Warfare 2, mais ce nouvel épisode réussit à vider la tête comme un bon blockbuster. (vs)


