Assassin's Creed met Rome à feu et à sang

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Par: rédaction
24/11/10 - 12h22

test Après le Moyen-Orient dans Assassin's Creed premier du nom, Desmond Miles avait incarné son aïeul Ezio Auditore dans l'Italie de la Renaissance pour un 2e volet impressionnant. A peine un an plus tard, Ubisoft offre déjà à ses fans une sorte de "spin off" où l'on retrouve notre bel Italien à Rome. Bâclé, vous dites? C'est tout le contraire.

EN BREF

XBOX 360
  • Bande son
  • Graphismes
  • Jouabilité
  • Durée de vie
  • Général
Aussi disponible pour:
ps3     pc    

Ezio a vaincu le méchant pape Borgia, récupéré la pomme d'Eden, fait de sa villa de Monteriggioni un petit paradis prospère et compte bien couler des jours tranquilles. Mais alors que notre séducteur batifole avec Cristina Forli, les Borgia l'attaquent sur ses terres, le blessent et détruisent à peu près tout. On recommence tout depuis le début, ou plutôt depuis la fin du précédent volet, et cap sur Rome.

C'est quoi le concept?
Jeu d'aventures "ouvert", Assassin's Creed regorge de missions secondaires en plus de son intrigue principale. Il vous faudra notamment limiter l'influence des Borgia à Rome en détruisant leurs tours, recruter des assassins et les former ou encore rénover les bâtiments et commerces pour s'enrichir. Sans parler du multi-joueurs tant attendu.

C'est réussi?
Assassin's Creed Brotherhood commence là où s'était arrêté le 2. Ce qui nous permet de ranger au placard la frustration d'avoir traversé Rome à toute allure mais qui nous donne aussi un sentiment de déjà-vu. Ubisoft a toutefois frappé fort pour rapidement nous faire oublier qu'on est en territoire connu et semble avoir pris le meilleur des récentes sorties, avec un petit air d'Uncharted 2 pour la fuite blessée mi-cinématique ou encore Red Dead Redemtion pour les longues traversées en cheval (toujours disponible ou presque).

L'intrigue principale nous emmène à Rome pour récupérer la pomme d'Eden et vaincre les Borgia. La capitale italienne (et ses faubourgs) est la seule ville disponible mais elle se révèle immense et se suffit finalement à elle-même. Si Florence nous donnait l'impression de revivre un city-trip tant les rues actuelles semblent ne pas avoir changer, ce Rome virtuel déçoit un peu. Hormis le Colisée, le Panthéon et le Vatican, n'espérez pas vous repérer dans la "ville éternelle".

Une quête qui rappelle évidemment la précédente et qui reprend les ficelles déjà exploitées. Mais ce Brotherhood est plus malin et se réinvente surtout par ses missions secondaires. Le gameplay est strictement identique et les graphismes du même accabit (très bon, donc), mais la richesse du jeu est encore plus impressionnante que le numéro 2.

Le système monétaire qui avait cours dans la villa d'Ezio est cette fois adaptée à toute la ville de Rome. Détruire la tour de Borgia, à chaque fois sécurisée par de  nombreux gardes et un capitaine plus ou moins difficile à tuer, vous permet de libérer ses alentours. Et ainsi de rénover des échopes (banque, docteur, forgeron, tailleur, marchand d'art) qui vous rapporteront de l'argent. Ezio récupérera aussi de nombreux objets, qu'il sera possible de revendre.

Autre quête annexe qu'il vous faudra prendre au sérieux: créer une guilde d'assassins. En aidant des citoyens aux prises avec des gardes, Ezio recrutera ceux-ci dans sa "guilde" et les utilisera ensuite pour l'épauler ou les enverra en mission à l'étranger pour qu'ils se fassent les dents. Avec les points d'expérience engrangés, on pourra ensuite les "upgrader" en armes ou armure et même en tenue.

Outre ces deux nouveautés, qui se mêlent évidemment à l'intrigue principale, il vous faudra également retrouver les machines de Leonard De Vinci, faire vos preuves auprès des mercenaires, des voleurs et des courtisanes ou même assurer à l'entraînement virtuel.

Bref, c'est riche et long. Desmond Miles n'est pas non plus oublié et il vous faudra quelques fois quitter l'animus pour continuer l'aventure. Signalons aussi que des objectifs supplémentaires permettent de synchroniser à 100% et qu'il est désormais possible de recommencer une séquence pour y arriver.

Le truc en plus

Le voilà, le multi-joueurs espéré par tous les fans! Et il ne déçoit pas. Quatre modes de jeu et une quinzaine de personnages disponibles pour tuer. Dans une ville grouillante, le joueur devra assassiner sa cible en se faisant discret. Car si vous devez tuer, vous êtes aussi une cible pour les autres et le moindre mouvement suspect peut être fatal. Stress au menu donc, et stratégie en toute discrétion.

On y joue longtemps?
Le mode solo est non seulement riche en tant que tel mais aussi en missions annexes. Les plus acharnés auront donc besoin de dizaines d'heures de jeu pour venir à bout de cet Assassin's Creed Brotherhood. Et les amateurs de trophées auront encore davantage à faire.

On l'achète ou pas?
Assassin's Creed Brotherhood est un spin-off scénaristique sans grosse surprise dans l'intrigue mais surtout un volet à part entière tant l'aventure est riche. Le plaisir est toujours aussi présent et la seule chose que l'on pourrait regretter est le manque de chaleur de Rome, contrairement aux villes de Florence et Venise tellement immersives. Ajoutez à cela le multi-joueurs palpitant et vous obtenez assurément le jeu d'aventures de l'année. (vs)

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