Le président américain Barack Obama a déclaré mardi à la tribune des Nations Unies qu'il était "déterminé" à agir contre le réchauffement climatique, mais a reconnu que "le plus dur" restait à faire d'ici le sommet de Copenhague en décembre.
"La menace représentée par le changement climatique est grave, elle est urgente, et elle grandit", a dit M. Obama, dont le pays est l'un des plus gros pollueurs de la planète, devant des dizaines de dirigeants du monde entier réunis à l'ONU, à New York, pour tenter de sortir de l'ornière les discussions sur le réchauffement climatique lors d'un sommet convoqué par le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon.
Les générations futures vont à une "catastrophe irréversible" si la communauté internationale n'agit pas "audacieusement, rapidement et ensemble", a-t-il prévenu, dans un clair changement d'attitude par rapport à son prédécesseur George W. Bush.
"Nous comprenons la gravité de la menace climatique. Nous sommes déterminés à agir. Et nous honorerons nos responsabilités à l'égard des générations futures", a-t-il promis.
Mais il a reconnu qu'au moment où les discussions internationales semblent dans l'impasse, "il ne faut pas se faire d'illusions, le plus dur reste à faire" d'ici à la conférence cruciale de Copenhague, du 7 au 19 décembre.
Le président américain a affirmé la responsabilité que les pays riches ont de donner l'exemple. Il a rappelé son objectif de ramener les émissions américaines de gaz à effet de serre à leur niveau de 1990 d'ici à 2020.
Il a toutefois aussi pressé les pays émergents comme la Chine ou l'Inde de "faire leur part" du travail contre le réchauffement climatique et d'adopter des "mesures vigoureuses".
M. Obama a révélé qu'il travaillerait à une suppression des subventions publiques aux carburants provenant des énergies fossiles quand il réunirait les dirigeants du G20 jeudi et vendredi à Pittsburgh (est des Etats-Unis).
"Mais les pays à la croissance rapide, qui seront à l'origine de quasiment la totalité de l'augmentation des émissions mondiales de gaz carboniques dans les décennies à venir, doivent également faire leur part du travail", a-t-il dit.
Peu auparavant, M. Ban avait ouvert cette réunion au sommet sur le changement climatique en affirmant qu'un échec à la conférence sur le climat de Copenhague serait "moralement inexcusable".
"L'incapacité de conclure un accord global à Copenhague serait moralement inexcusable, à courte-vue économique et mal avisé politiquement", a-t-il dit.
"Le changement climatique est la question géopolitique et économique dominante du 21e siècle qui bouleverse l'équation mondiale du développement, de la paix et de la prospérité", a-t-il poursuivi.
Présidents et premiers ministres doivent plancher en groupe de travail toute la journée et rendront leurs conclusions en fin de journée à M. Ban. (belga)


