Les Vingt-sept patinent toujours sur le Climat

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Par: rédaction
29/10/09 - 23h51

Les chefs d'Etat et de gouvernement ne sont pas parvenus à se mettre d'accord, jeudi soir, sur une position commune en vue du prochain sommet international sur le climat, en décembre à Copenhague.
 
"Nous n'avons pas trouvé de solution"
"Nous ne sommes pas encore prêts", a reconnu sans détour jeudi soir le Premier ministre suédois, Frederik Reinfeldt, lors d'une conférence de presse. "Nous déposeront demain (vendredi) matin une nouvelle proposition (...) car nous n'avons pas trouvé de solution", a-t-il ajouté.
 
Les chefs d'Etat et de gouvernement européens sont divisés selon un clivage Est-Ouest sur le montant que l'Union européenne doit mettre sur la table à Copenhague pour aider les pays en développement à s'adapter aux conséquences du réchauffement climatique.
 
Selon une récente estimation de la Commission européenne, pas moins de 100 milliards d'euros par an seront nécessaires à l'horizon 2020 pour aider ces pays à faire face à ces défis, dont 25 à 50 milliards devraient être alloués au titre de l'aide publique.
 
Il faudra 100 milliards d'euros par an pour les pays en développement
"Les pays pauvres ont besoin de ce soutien financier pour s'adapter au changement climatique", a répété jeudi soir le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.
 
La Commission juge que les pays européens devraient prendre entre 2 et 15 milliards d'euros à leur charge, même si le chiffre le plus souvent évoqué tourne autour des 10 milliards d'euros. Dans ce cas de figure, la contribution belge tournerait autour de 50 millions d'euros par an à l'horizon 2020.
 
Mais au-delà des discussions sur le montant, les Vingt-sept sont aussi divisés sur l'opportunité même d'annoncer dès à présent la contribution européenne au sommet de Copenhague.
 
Tactiques
"Certains disent qu'il faut annoncer dès maintenant un montant pour forcer les autres à bouger, d'autres préconisent au contraire de garder tactiquement cette dernière carte pour le coeur des négociations", confie un expert proche des négociations.
 
Outre l'os financier, les Vingt-sept n'ont pas plus progressé jeudi soir sur la question des quotas d'émissions non-utilisés sous l'actuel protocole de Kyoto, et la possibilité ou non de reporter ceux-ci au-delà de 2012.
 
La question revet une grande importance pour les pays de l'ex-Europe de l'est qui, en raison du ralentissement économique consécutif à la chute du Mur, se retrouvent aujourd'hui avec un important stock de permis de polluer qu'ils aimeraient conserver après 2012 pour pouvoir les revendre sur le marché d'émissions.
 
Selon certaines estimations, ces pays disposeraient de quelque 3 milliards de quotas représentant une valeur marchande potentielle de quelque 60 milliards d'euros... (belga/th)

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