Les ONG déçues par la position des Vingt-sept en vue de Copenhague
Les organisations de défense de l'environnement ont accueilli vendredi avec une déception plus ou moins grande l'accord intervenu entre les Vingt-sept sur le volet financement du prochain sommet de Copenhague sur le climat.
Ainsi, pour les Amis de la Terre, la "perspective de parvenir à un accord climatique approprié et équitable n'est pas plus proche" après la réunion ce vendredi des dirigeants européens, lesquels se sont montrés "totalement incapables de répondre à leurs responsabilités légales, morales et historiques face au changement climatique", déplorent-ils dans un communiqué.
IrresponsablesSi elle salue l'appui des 27 à un financement global de 100 milliards d'euros à l'horizon 2020 pour les pays en développement, l'organisation Greenpeace déplore par contre l'incapacité des dirigeants européens à s'entendre sur leur contribution commune à Copenhague.
"L'Union n'est pas parvenue à saisir cette opportunité pour joindre l'acte à sa parole", déplorait le directeur de campagne Climat, Joris den Blanken. "Mais tout n'est pas encore perdu: aujourd'hui, 27 pays parmi les plus riches au monde ont approuvé l'idée de financer la lutte contre le réchauffement dans les pays en développement".
Aucune garantieMais pour Oxfam, les montants évoqués par les 27 sont insuffisants pour aider les pays en développement à faire face aux conséquences du réchauffement climatique et réduire leurs propres émissions. "De plus, souligne Stefaan Declercq, secrétaire général d'Oxfam, "il n'y a aucune garantie qu'il s'agira de nouveaux moyens financiers, et que l'argent ne proviendra pas des budgets de développement déjà promis".
Pour ces trois organisations, l'UE devrait, en vue du sommet de Copenhague, s'engager à fournir 35 milliards d'euros à l'horizon 2020. La Commission européenne plaide, elle, pour une fourchette de 2 à 15 milliards d'euros. Des chiffres qui n'ont pas été repris, vendredi, dans les conclusions du sommet des Vingt-sept. (belga/th)