MISE À JOUR
Un accord à l'arraché jugé, de l'aveu des négociateurs, "insuffisant" pour combattre la menace du changement climatique, a été obtenu in extremis sur la déclaration politique de Copenhague, où les chefs d'Etat de la planète ont dû jouer les prolongations.
"Après une rencontre multilatérale entre le président (américain Barack) Obama, le Premier ministre (chinois) Wen, le Premier ministre (indien) Singh et le président (sud-africain) Zuma, un accord significatif a été obtenu", a indiqué un responsable américain sous couvert d'anonymat.
Les réductions d'émissions discutées en janvier
"Ce n'est pas suffisant pour combattre la menace du changement climatique mais c'est une première étape importante", a-t-il cependant reconnu. Dans ce document, les dirigeants prévoient de limiter le réchauffement planétaire à 2 degrés par rapport aux niveaux pré-industriels, l'objectif affiché de la conférence sur le climat, selon la même source.
Mais les objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre pour les pays industrialisés à l'horizon 2020 ne seront décidés qu'en janvier, selon des diplomates. Les négociations débutées depuis 12 jours butaient sur l'épineuse question de la répartition des efforts pour contrer le réchauffement. Washington et Pékin notamment s'opposaient sur ce point.
Par deux fois vendredi le président Obama a rencontré le Premier ministre chinois Wen Jiabao sur les sujets qui opposent toujours les deux premières puissances mondiales après douze jours de travaux: les garanties de vérification des engagements, le financement de la lutte contre le réchauffement et le niveau des émissions. (belga/th)


