Il faut réfléchir à la suite de Kyoto "plus sérieusement"

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Par: rédaction
22/07/10 - 16h26

Les pays industrialisés concernés par le Protocole de Kyoto doivent réfléchir "plus sérieusement" à la suite à donner à ce traité dont la première période d'engagement s'achève en 2012, a déclaré jeudi la nouvelle patronne du climat à l'ONU, Christina Figueres.

"Pour progresser, les gouvernements doivent aussi avoir une conversation plus sérieuse au sujet du Protocole de Kyoto, le seul accord international légalement contraignant sur les réductions d'émissions (de gaz à effet de serre (GES))", a affirmé Mme Figueres.

Responsabilité "historique"
"Ils doivent aborder la question de leurs divisions au sujet d'une seconde période d'engagement du Protocole de Kyoto, notamment pour clarifier la question de l'avenir du marché du carbone", a-t-elle ajouté. Le secrétariat de la Convention climat des Nations unies (UNFCCC), que Mme Figueres dirige depuis le 8 juillet, vient de publier un document détaillant les options possibles pour éviter "un vide" après 2012.

Conclu en 1997, le Protocole de Kyoto impose à 37 pays industrialisés qui l'ont ratifié et à l'Union européenne de réduire leurs émissions de GES de plus de 5% sur la période 2008-2012. Les Etats-Unis ne l'ont jamais ratifié. Les pays en développement réclament une nouvelle période d'engagement à compter de 2013.

Ils tiennent particulièrement à ce traité qui oblige les pays du nord à prendre en compte leur responsabilité "historique" dans l'accumulation de CO2 dans l'atmosphère. Or, depuis 1997, la donne a profondément changé: les pays industralisés concernés par le Protocole ne représentent plus que 30% des émissions mondiales et le traité ne concerne pas de grands émergents comme l'Inde ou la Chine, qui est devenue le premier émetteur mondial de GES.

Réticence

D'où la réticence de nombreux pays comme le Japon ou encore le Canada à s'engager pour une deuxième période. "Les gouvernements ont demandé au secrétariat de produire une analyse de toutes les options légales afin d'éviter un vide entre la première et la deuxième période d'engagement", a expliqué Mme Figueres.

"Nous pouvons le prendre comme un signe que les gouvernements sont prêts à en discuter", a-t-elle ajouté, estimant qu'"un des intérêts des parties est de ne pas interrompre le marché international du carbone". (afp)

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