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Le prince Charles lutte depuis de nombreuses années pour la planète et après avoir bataillé pour les forêts tropicales, il s'attaque désormais à la protection des océans.
Un rapport publié par l'un des organismes de bienfaisance du prince, l'Unité Internationale de Développement Durable (ISU), explique que les quotas de pêche devraient être limités afin de lutter contre le gaspillage lié aux pratiques de pêche.
Dans un discours, le prince a mis en garde contre les "terribles" conséquences à long terme si aucune mesure n'est prise pour gérer les stocks de poisson plus efficacement. Pour cela, le prince veut encourager les gouvernements, les détaillants et l'industrie de la pêche à adopter des pratiques plus durables.
"Nous voulons promouvoir des approches durables de la pêche afin de préserver à long terme un moyen de subsistance pour les collectivités et les industries, pour préserver les stocks de poissons et pour protéger la biodiversité et les écosystèmes marins".
Surexploités
25% des stocks mondiaux de poissons sont considérés comme surexploités, épuisés ou en cours de reconstitution. La moitié des stocks de poissons dans le monde souffrent, mettant en danger leur durabilité.
Leur argument est que l'industrie et les gouvernements tireront plus d'avantages économiques en gérant mieux les quotas de pêche plutôt qu'en s'acharnant à surexploiter les océans. L'étude montre notamment que les océans pourraient offrir une manne financière encore plus importante qu'aujourd'hui à condition de modifier les pratiques actuelles non respectueuses.
"Ce que nous avons trouvé, c'est que si la pêche était gérée de façon optimale, nous pourrions pêcher plus tout en pêchant mieux". Parmi les mesures soutenues, on trouve l'augmentation du prix de certaines espèces afin d'en réduire leur consommation et donc permettre la reconstitution des stocks tout en donnant aux pêcheurs la possibilité de continuer à travailler.
Il faudrait également diversifier la gamme des espèces pêchées, développer des technologies permettant de réduire les captures accessoires (poissons indésirables pris dans les filets) et de les remettre à l'eau vivants.
Il faudrait également supprimer les subventions pour la construction de nouveaux navires de pêche afin de contrôler le nombre de navires de pêche. Actuellement, l'UE fournit plus de deux millions d'euros de subventions par an.
"L'implication du prince dans les questions environnementales a la capacité de réveiller une volonté politique et l'engagement des entreprises. Sa position est extrêmement bienvenue et aidera à braquer les projecteurs sur les problèmes et les solutions liés à l'industrie de la pêche". (ca)


