La Belgique à la traîne dans le développement d'éoliennes

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Par: rédaction
29/02/08 - 09h36

Trop peu d'entreprises belges produisent des éoliennes ou d'autres technologies permettant la production d'électricité verte, regrette Philippe Maystadt, président de la Banque européenne d'investissement (BEI).

Comparant la situation en Allemagne, en Espagne ou au Danemark, il estime, dans un entretien accordé vendredi au quotidien De Tijd, que l'industrie belge accuse un retard dans ce domaine. Dans les journaux du groupe Vers l'Avenir, il constate que "la Belgique est trop timide sur le renouvelable". La BEI a prêté en 2007 quelque 6,8 milliards d'euros en faveur de l'énergie - tous types de projets confondus - sur un total de 47,8 milliards d'euros de prêts accordés tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'Union européenne.

Philippe Maystadt regrette le peu de demandes belges auprès de la BEI pour des projets de développement de technologie environnementale. En Allemagne et au Danemark, des avantages fiscaux ont été accordés beaucoup plus rapidement pour l'électricité verte, ce qui a poussé les entreprises à développer ces technologies. Dans les journaux du groupe Vers l'Avenir, le président de la BEI regrette "la timidité de la Belgique" dans le secteur des énergies renouvelables.

"C'est sûr, il y a peu de sollicitations pour le renouvelable en Belgique, alors que l'Allemagne et l'Espagne sont les deux pays les plus intéressés", note M. Maystadt. "On arrive souvent en retard, c'est dommage. On a le savoir-faire, notamment pour les éoliennes, mais il n'est pas suffisamment exploité", analyse-t-il. "C'est notre rôle d'encourager ce type d'énergie", explique encore le président de la BEI. Quitte à se montrer moins strict sur le retour de rentabilité de tels projets. (belga)

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