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L'achat de CO2 va coûter 16,5 milliards à l'industrie belge

Selon une étude réalisée par le consultant A.T. Kearney, la note pour l'Europe et pour la Belgique de la réduction d'émissions de CO2 imposée par la Commission dans le projet de nouvelle directive (-20% de 2013 à 2020) sera salée. Pour l'industrie belge, le coût financier est évalué à 16,5 milliards d'euros entre 2013 et 2020, écrit mercredi L'Echo.

Selon La Libre Belgique, les coûts additionnels pour l'industrie et le secteur énergétiques seront compris entre 11,2 et 12,4 milliards d'euros pour la Belgique. D'après Laurent Dumarest, partner chez A.T. Kearney, ce montant va servir "à acheter annuellement 300 millions de tonnes de CO2 sous la forme de certificats. Cela représente pour cette période un coût annuel de 1,2 milliard d'euros".

Au niveau européen, sur la même période, l'impact varie entre 350 et 400 milliards d'euros. D'une manière générale, "le facteur CO2 va augmenter de 30 le coût de production en 2020", indique l'étude. L'industrie intensive en énergie sera la première touchée, notamment le secteur de la chaux pour lequel le coût des quotas à acheter va représenter 45 du coût de revient.

Laurent Dumarest estime par ailleurs que l'impact financier va peser sur la compétitivité de secteurs comme celui du ciment. "Certaines délocalisations vont devenir rentables. Avec un coût de CO2 de 38 euros la tonne, il va devenir plus rentable de produire du ciment en dehors de l'Europe et d'impacter le coût du transport", dit-il. Rien que dans le domaine de l'industrie énergétique, l'étude prédit un surcoût de 3 à 4 milliards d'euros entre 2013 et 2020.
28/05/08 14h30
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