Paul Magnette, ministre fédéral du Climat et de l'Energie.
Le ministre fédéral du Climat et de l'Energie, Paul Magnette, a réagi samedi aux résultats de l'étude de l'institut fédéral suisse de la technologie ETH (Eidgenössische Technische Hochschule) qui dénoncent le manque d'efforts de la Belgique dans la lutte contre les changements climatiques.
Cette étude, commente Paul Magnette, contredit les données utilisées par la Commission Nationale Climat, selon lesquelles, en tenant compte des droits d'émission issus des mécanismes de flexibilité, la Belgique atteindra les objectifs qui lui sont assignés en vertu du Protocole de Kyoto. Les données de la Commission Nationale Climat devront d'ailleurs être mises à jour en fonction de l'approbation du Plan d'allocation national par la Commission européenne et des émissions autorisées dans le secteur industriel, poursuit le communiqué ministériel.
Mais un débat sur les indicateurs, leur pertinence et leur actualité, ne saurait occulter l'urgence des mesures à prendre en matière de lutte contre les changements climatiques. Le Protocole de Kyoto n'est qu'une première étape, admet Paul Magnette. C'est pourquoi la Belgique apporte son plus ferme soutien au paquet climat-énergie de la Commission européenne et souscrit pleinement aux objectifs qui lui sont assignés. Ceci confirme également, selon Paul Magnette, l'intérêt de mobiliser toutes les forces vives du pays, qu'elles soient politiques, économiques ou associatives et l'importance des engagements politiques pris dans le cadre du Printemps de l'Environnement tant en matière de réduction de la consommation d'énergie que de réduction des émissions de gaz à effet de serre. (belga)


