Atmosfair, meilleur programme de compensation volontaire de CO2

L'organisation allemande Atmosfair arrive en tête d'un classement des programmes de compensation volontaire de CO2 établi par André Heughebaert, chercheur à l'ULB, pour le compte de la Fédération Inter-Environnement Wallonie (IEW). L'objectif est de permettre aux consommateurs de choisir en parfaite connaissance de cause et, accessoirement, de stimuler le secteur à progresser, peut-on lire vendredi dans un communiqué.
La compensation volontaire des émissions de CO2 est devenue très à la mode, souligne Inter-Environnement Wallonie. Tant les grands événements sportifs que de prestigieuses conférences internationales se veulent neutre en carbone. Des particuliers, de plus en plus nombreux, calculent leurs émissions de carbone et désirent les annuler aux travers de programmes de compensation volontaire.
Le principe en est relativement simple: en investissant dans des projets réducteurs d'émissions de CO2, les responsables d'émissions veulent contrebalancer leur impact environnemental sur l'effet de serre.
L'étude d'André Heughebaert se limite aux principaux programmes de compensation de CO2 accessibles aux particuliers en Belgique. Ces programmes ont été jugés sur la qualité de la compensation qu'ils proposent, qualité considérée d'un point de vue environnemental, éthique mais aussi d'équité entre pays du Nord et pays du Sud.
L'étude classe en tête le programme de compensation d'Atmosfair (Allemagne), "organisation qui offre actuellement la plus grande garantie de qualité et qui reste un modèle à suivre". Suivent, dans l'ordre, CO2Logic (Belgique) et myClimate (Suisse), programmes également recommandables. Action Carbone (France), CompenCO2 (Belgique) et Climact (Belgique) sont légèrement en retrait sur différents critères. Ils sont recommandés avec réserve. CNG GreenSeat (Pays-Bas) arrive en dernière position et n'est pas recommandé.
Inter-Environnement Wallonie rappelle toutefois qu'avant de penser à compenser, il importe que particuliers et entreprises mettent tout en oeuvre pour réduire leurs émissions.
La Fédération demande par ailleurs aux autorités publiques d'encadrer cette nouvelle activité économique sur les modèles français et britannique, par la création d'une charte, d'un code de bonne conduite ou d'un label de qualité garantissant aux clients une compensation durable. (belga)