La CE veut forcer les Etats à investir dans le gaz
La Commission européenne a présenté jeudi un nouveau règlement en vertu duquel les Etats membres de l'UE seraient contraints d'investir dans les infrastructures gazières, si celles-ci ne sont pas suffisamment développées pour faire face à une crise d'approvisionnement.
Face à la menace d'une nouvelle rupture des livraisons de gaz russe cet hiver, le commissaire européen à l'énergie, Andris Piebalgs, estime que "le marché intérieur est la meilleure assurance". L'interconnexion accrue des réseaux permettra selon lui de développer naturellement une solidarité énergétique entre les pays européens, qui pourront s'entraider en cas de problème. Cette interdépendance doit aussi contribuer à l'émergence d'une diplomatie énergétique commune.
Pour atteindre cet objectif, la Commission propose de définir un indicateur, baptisé N-1, correspondant à un scénario de problème majeur d'approvisionnement. D'ici trois ans, tous les Etats membres seraient dans l'obligation de pouvoir faire face à cette situation théorique. Déjà relativement bien pourvue en infrastructures gazières, la Belgique n'est pas visée par le règlement. La Lituanie et la Slovénie sont les pays où le plus d'efforts seront requis, a dit M. Piebalgs. (belga/mb)