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"Deuxième, je sais comment on le ressent. Je l'étais l'an dernier", avoue le soulier d'or 2010 Mbark Boussoufa, malgré tout un peu gêné d'avoir écrasé son rival et néanmoins coéquipier Romelu Lukaku, mercredi au Casino d'Ostende, quatre jours avant le clasico contre le Standard.
"C'était vraiment une situation très particulière", avoue de son côté Romelu. "Bouss, mon meilleur ami à Anderlecht, est soudainement devenu un concurrent. Mais je ne suis pas autant déçu qu'on le dit. A la réflexion il le méritait. Il m'a notamment manqué la constance, en particulier au cours des play-offs. C'est celà que je vais devoir travailler dans l'immédiat..."
Il n'y a en effet que deux moyens pour Lukaku de monter enfin sur la 1ère marche du podium au Kursaal en 2012. Amasser suffisamment de points en un seul tour, c'est-à-dire jusqu'à la fin de la saison en cours, ou demeurer anderlechtois au moins jusqu'en décembre...
Deux scénarios improbables, quoique...
"Le revers de la médaille des bonnes prestations de nos joueurs qui leur ont valu tant de voix au référendum du Laatste Nieuws", constate le président anderlechtois Roger Vanden Stock, "c'est l'intérêt qu'ils suscitent. En particulier Romelu qui figure pratiquement en pôle position dans les fichiers de tous les grands clubs. Il est déjà connu partout à 17 ans. Je ne vous cache donc pas qu'il sera par conséquent extrêmement difficile de le conserver encore un an, même si ce serait sans doute la meilleure formule au plan sportif. Mais à un moment donné il y a un train qui passe et on est quasi-obligé de monter dedans. C'est ce qui est arrivé avec Zetterberg autrefois. Celà dit je dois balayer l'hypothèse d'une saignée de l'équipe qui perdrait la moitié de ses joueurs. Je peux en effet vous garantir que celà n'arrivera pas. J'y veillerai personnellement. Deux ou trois partiront peut-être, mais certainement pas davantage. L'idéal ce serait d'ailleurs zéro départ. Mais encore une fois ce sera un objectif difficile à atteindre...", conclut Roger Vanden Stock. (belga/mb)


