"Je m'étais préparé à toutes les hypothèses", avouait Steven Defour mercredi soir au Casino d'Ostende, en caressant la plus belle chaussure de football de sa carrière. Steven Defour s'est également exprimé au micro de 7sur7. Visionnez sa réaction.
"A la victoire, qu'il va maintenant me falloir assumer avec l'aide des gens que le Standard va désigner pour cette tâche, mais aussi à la défaite. Un sportif de haut niveau sait en effet qu'il arrive au favori de terminer 2e ou 3e, et qu'il n'est pas facile de s'en remettre" (la décepion d'Ahmed Hassan, 2e, expressément rentré d'Egypte pour la cérémonie, était visiblement profonde, ndlr).
"Ce show télévisé n'en finissait plus"
Ravi, mais surtout soulagé, le capitaine du Standard sortait vainqueur d'un véritable supplice. "Ce show télévisé n'en finissait plus", admit-il en effet, "et je n'en pouvais vraiment plus d'attendre ce résultat précieusement gardé secret. Il faut dire que je me sentais nerveux depuis que je me suis levé ce matin. Enfin tout est bien qui finit bien. On ne me présentera sans doute plus jamais comme un sale gamin, à cause de cette histoire avec Genk qui est maintenant défintivement enterrée. Du moins je le souhaite. Ma valeur marchande va certes augmenter, mais rien ne dit que je ne serais finalement pas très heureux de rester encore un an dans un club aussi formidable, et promis à un aussi bel avenir que le Standard. Enfin on me dit aussi que la pression qui pèse sur mes jeunes épaules de capitaine va encore augmenter. Je réponds tant mieux, j'adore cela. C'est dans ces conditions que je livre mes meilleures prestations. J'espère cependant surtout que ce prix va avoir un effet bénéfique pour toute l'équipe, que je remercie d'ailleurs, et nous porter vers le titre qu'elle mérite..."
"Je suis Steven, Pas Wilfried II"
Steven Defour ne réalisait cependant pas encore très bien ce qui lui arrive. "Je n'en profite pas encore vraiment", avoua-t-il en effet, "mais cela va venir. Plus tard. Je suis très content. Wilfried (Van Moer) aussi. Je ne l'égalerai pourtant qu'en remportant deux autres Souliers d'or. Mais je ne pense pas qu'on puisse réellement comparer des joueurs à quarante ans d'intervalle. Je suis Steven, pas Wilfried II..." On soulignera pour conclure les remerciements adressés en français au Standard et à son staff technique, Michel Preud'homme - également très ému - en particulier. Yves Leterme, l'écharpe rouge et blanche autour du cou, à côté de Defour sur la scène, y a-t-il vu un heureux présage? (belga)


