Axel Witsel, proclamé Soulier d'Or mercredi soir, a donné jeudi une conférence de presse à l'Académie Robert-Louis Dreyfus à Angleur (Liège). Le jeune Standardman de tout juste 20 ans a dit garder la tête sur les épaules au lendemain de son sacre, et entend porter toute son attention sur la rencontre Westerlo-Standard de dimanche soir (20h30).
"C'est magnifique ce qui m'est arrivé, mais je dois déjà me concentrer sur la rencontre de dimanche", a expliqué Axel Witsel. "Le plaisir, c'est maintenant. Derrière, je vais devoir assumer et c'est ça qui sera sans doute le plus dur, notamment contre Westerlo où il est clair que j'aurai une pression supplémentaire sur mes épaules. Mais je serai motivé comme chaque fois. Même un peu plus encore".
"L'entraînement d'aujourd'hui sera exactement le même que les autres jours", a poursuivi le Liégeois. "Mais vous savez, je ne suis pas quelqu'un qui se prend la tête. La preuve: après avoir reçu le Soulier d'Or, je suis allé manger dans un snack pita avec ma famille..."
Son trophée posé sur sa table de nuit, Witsel reconnaît toutefois ne pas en avoir rêvé et ne tire pas non plus de plans sur la comète. "Je ne croule pas encore sous les sollicitations, et ce n'est de toute façon pas ma priorité actuelle. Je ne sais pas quand je quitterai, on verra. Je suis sous contrat avec le Standard jusqu'en 2013 et je m'y plais beaucoup. J'avais à peine 10 ans quand je suis arrivé ici, et le Standard est pour moi une vraie famille. Le Soulier d'Or, c'est une fierté pour moi, bien sûr, mais surtout pour le club".
Witsel avoue toutefois qu'il ne restera pas "toute sa vie" au Standard, mais qu'actuellement, aucun club européen n'a sa préférence. Le directeur du Standard Pierre François a quant à lui insisté sur le fait qu'il n'y avait "aucune jalousie ni rivalité de la part des autres joueurs", notamment de Milan Jovanovic, qui a échoué à 4 points de Witsel, "malgré une évidente déception".
"Mais tous sont heureux pour Axel, un joueur magnifique et empreint de charisme, qui va encore devoir progresser, gravir des échelons. Nous sommes d'autant plus fiers de lui que la concurrence était rude au sein de sa propre équipe. Ce Soulier d'Or signifie bien plus que s'il avait eu 150 points d'avance dans le désert". (belga/mb)


