Anderlecht vainqueur mérité du clasico

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Par: rédaction
22/02/09 - 22h24
Boussoufa a éclaboussé le Parc Astrid de son talent. Auteur de deux buts et d'un assist, il a mérité l'ovation que lui a réservée le public anderlechtois. MISE À JOUR
Le détresse de Wilfried Dalmat, qui avait ouvert la marque pour son équipe.
Mulemo accroche Gillet dans le rectangle. Un penalty indiscutable.
 Bölöni, très "tendu" depuis la gifle subie à Braga, ne nous a point gratifiés de la traditionnelle interview d'après match. Ne réagir que lorsqu'on gagne, c'est un peu facile... Jacobs, lui, n'avait pas boudé les caméras à Zulte (où le Sporting avait été humilié 4-0). 
Roger vanden Stock peut sourire. Son Sporting a remis les pendules à l'heure.
Paul Allaerts a démontré qu'il était une valeur sûre de l'arbitrage belge. N'est-ce pas lui notre numéro 1 national?
 Mbark Boussoufa a éclaboussé le Parc Astrid de sa classe. Le talentueux Marocain, auteur de deux buts et d'une passe décisive, a été l'homme du match et a été logiquement ovationné par le public local. 
Tom De Sutter dévie victorieusement un centre de Boussoufa. Il justifie déjà son transfert.

Dans un clasico fertile en rebondissements, Anderlecht a méritoirement dominé son éternel rival principautaire quatre buts à deux. Menés deux fois à la marque, les Bruxellois ont, à deux reprises, trouvé les ressources pour revenir dans la rencontre et infligent une deuxième gifle en quelques jours au Standard, après la degelée subie à Braga.

Mbark Boussoufa a éclaboussé le Parc Astrid de sa classe. Le talentueux Marocain, auteur de deux buts et d'une passe décisive, a été l'homme du match et a été logiquement ovationné par le public local. Anderlecht a désormais quatre longueurs d'avance sur le champion en titre et détient une emprise psychologique sur les Liégeois.

Pas de victoire bruxelloise depuis avril 2007
En l'absence de Steven Defour, Mangala était repositionné dans l'entrejeu. Mulemo était titularisé. Côté anderlechtois, les participations de Gillet, Polak, et Biglia étaient incertaines. Coup de bluff d'Ariel Jacobs? Possible, car les trois médians du Sporting étaient bel et bien alignés. Incapable de l'emporter contre le Standard depuis le 6 avril 2007, Anderlecht allait-il pouvoir rivaliser avec les protégés de Laszlo Bölöni?

Percutants d'entrée de jeu, les visiteurs entamaient les débats de la meilleure des façons. Dalmat profitait d'une erreur défensive de Juhasz, excellent pourtant les dernières semaines. Le Français faisait parler son opportunisme et provoquait un silence assourdissant dans le Parc Astrid (0-1). La vitesse d'exécution du Standard avait fait mal au Sporting. Il fallut attendre la fin de la première période et un coup de patte génialissime de Boussoufa pour rétablir l'égalité (0-1). Le stratège maghrébin, bousculé par Mangala, avait lui-même provoqué le coup franc. Auparavant, Jonathan Legear avait loupé une occasion énorme.

Mbokani, "homme de la semaine"?
Le Standard débutait la seconde période comme la première. Jovanovic déboulait sur le flanc gauche et centrait pour Mbokani, qui n'avait plus qu'à pousser le ballon au fond (1-2). Le Congolais allait-il devenir, comme il l'avait déclaré, "l'homme de la semaine"?

Retournement de situation
Transparent jusque-là, Legear sortait de sa boîte et offrait l'égalisation à ... Boussoufa, encore lui. L'ancien Buffalo prenait Espinoza à contre-pied. Les Mauves, faisant preuve de caractère et d'abnégation, recollaient pour la deuxième fois au score (2-2). Transcendés, les hommes de Jabos obtenaient même un penalty à la 67e minute. Guillaume Gillet était accroché de manière flagrante par Mulemo. Qui pour convertir le coup de réparation? Polak, Gillet, Boussoufa, Biglia? Non! Wasilewski s'élançait pour faire exploser le stade Constant vanden Stock (3-2). Le Polonais escaladait les grillages pour aller communier sa joie avec le public.

Tom De Sutter régalait encore un peu plus le spectateur neutre en déviant victorieusement un centre de Boussoufa (4-2). La messe était dite pour le Standard, dominé physiquement par les Sporting en seconde période. Sans doute les Liégeois payaient-ils cash les efforts consentis en Coupe de l'Uefa contre Braga.

Bölöni fuit les caméras
Bien qu'on ne puisse affirmer qu'Anderlecht ait pris une option sur le titre, il a indéniablement conquis un ascendant psychologique sur les Liégeois, désormais distancés de quatre unités au classement. Bölöni, très "tendu" depuis la gifle subie à Braga, ne nous a point gratifiés de la traditionnelle interview d'après match. Ne réagir que lorsqu'on gagne, c'est un peu facile... Jacobs, lui, n'avait pas boudé les caméras à Zulte (où le Sporting avait été humilié 4-0).

Michaël Bouche

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