MISE À JOUR
Be TV a donc déboursé 1,2 millions d'euros pour pouvoir retransmettre les deux test-matchs. Une revanche sur Belgacom qui lui avait "chippé" les droits de la Jupiler League au printemps 2005. Le service de télévision numérique de Belgacom avait alors décroché, à la surprise générale, le contrat de retransmission pour trois ans. Prix de cet exploit: 36 millions d'euros par an. Il a commencé avec la saison 2005-2006.
Les amateurs de foot se sont donc débrouillés comme ils ont pu pour voir le match. Certains ont activé l'option Be TV sur leur décodeur Télénet ou Voo, opérateurs qui incluent BE TV dans leur offre, d'autres ont cherché un café qui disposait d'un décodeur Be TV ou regardé le match en streaming sur internet.
Discrimination linguistique?
Le public flamand peut s'estimer lésé de l'issue de ce bras de fer médiatico-sportif. Aucune chaîne néerlandophone ne retransmet les deux matchs. La VRT a néanmoins le droit de diffuser des résumés. Certaines crient à la discrimination linguistique. Le Ministre de l'Intérieur Guido De Padt déplore que seul Be Tv détienne les droits de retransmission.
"La communauté consent tous les ans à des efforts importants pour assurer la sécurité de la fête du football. La sécurité dans et autour des stades coûte chaque année entre 3,5 et 4 millions d'euros aux contribuables", a souligné le ministre. "Les test-matchs pouvaient être l'occasion de compenser les efforts de la communauté et de veiller à ce que tous les fans de football dans tout le pays puissent profiter de la fête du football", a-t-il ajouté en substance. Le ministre a l'intention d'en parler à la Ligue belge du football dans le courant du mois de juin.
Bart De Wever, leader de la N-VA, s'insurge également qu'un contrat ait été conclu "uniquement avec un diffuseur francophone". (mb)


