Fin de la grève "Standard Champion" chez CMI

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Par: rédaction
19/06/09 - 11h38

Le travail a repris vendredi matin à l'entreprise CMI (Cockerill Maintenance & Ingénierie) de Seraing où les 400 ouvriers avaient décidé jeudi d'un arrêt de travail de 24 heures. Le mouvement avait été initié par la FGTB-Métal à la suite d'un avertissement envoyé à un ouvrier par recommandé de la part de la direction, qui lui reprochait d'avoir continué à afficher un drapeau "Standard Champion" dans l'entreprise et ce, malgré le fait que la direction lui avait demandé de l'enlever.

Le travailleur en question, qui travaille au magasin de maintenance de CMI (filiale d'ArcelorMittal), avait placé dans son local un drapeau aux couleurs du Standard. La direction lui avait demandé de l'enlever, ce qu'il avait refusé. La direction l'avait alors retiré elle-même mais l'ouvrier avait remis le drapeau en place. Il avait alors reçu par recommandé un avertissement dans lequel la direction lui reprochait son "comportement excessif". Un courrier mal perçu par la FGTB-Métal, notamment car la direction de CMI avait demandé une conciliation en vue de favoriser le dialogue social au sein de l'entreprise.

Les 400 ouvriers du site sérésien s'étaient alors réunis jeudi matin en assemblée générale et avaient décidé d'une grève de 24 heures.
Vendredi matin, le travail a repris son cours normal. Du côté de la FGTB-Métal, on souligne qu'au-delà de "l'épisode" du drapeau du Standard, le malaise au sein de l'entreprise provient essentiellement du management. Selon Serge Furnémont, permanent FGTB chez CMI, "le patron a certes redressé l'entreprise, mais il ne contrôle pas son management: chacun agit dans son coin, à sa manière, sans concertation ni dialogue".

"L'épisode du drapeau Standard est juste une péripétie un peu loufoque. L'ouvrier a un comportement qui pose problème, ce qui lui a été reproché plusieurs fois oralement", indiquait la direction dans la Dernière heure. Elle dit en outre regretter cet arrêt de travail, qu'elle qualifie d'irresponsable et suicidaire en ces temps de crise. Serge Furnémont conclut quant à lui que "s'il n'y avait pas de motifs futiles, il n'y aurait pas de grèves futiles". (belga/mb)

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