Gazon maudit? "Ce n'est pas une excuse", selon Jacobs
Quelle désillusion pour le Sporting d'Anderlecht, qui sera passé par tous les sentiments hier soir. Inexistants pendant une heure de jeu, les hommes de Jacobs ont eu le sursaut d'orgueil qu'on était en droit d'attendre. Au final, la qualification s'est envolée dans les nuages de la capitale à l'issue d'une séance de tirs au but dramatique.
La faute au terrain?Suarez, Biglia et enfin Boussoufa ont loupé le cadre successivement de la même façon. Maladresse? Fatigue? La faute au terrain? Ariel Jacobs refusait d'invoquer cette dernière excuse pour justifier l'élimination. "Les Serbes ont tiré du même point de penalty que nous", a réagi l'entraîneur des
Mauves.
"J'ai senti que je perdais le contrôle""Lorsque j'ai frappé, c'était comme si j'avais tiré dans la terre, tellement le gazon était retourné à cet endroit. J'ai immédiatement senti que je perdais le contrôle de mon tir", expliquait le malheureux Mbark Boussoufa. Si certains plaisantins réclamaient (avec ironie) la démission du jardinier anderlechtois, les
Mauves, eux, n'auront sans doute pas fermé l'œil de la nuit.
"Pas d'excuse"Et dire qu'en gagnant le tirage au sort, Olivier Deschacht pensait avoir le choix du côté où allait se jouer les tirs au but. "J'ai dit à l'arbitre que je voulais qu'on tire devant notre kop, mais ce n'était pas possible pour des raisons de sécurité. Donc, nous avons tiré de l'autre côté. Mais bon, on ne peut invoquer cela comme excuse", a commenté le capitaine des Bruxellois.
Manque à gagner de 15 millionsFinancièrement, la déroute du Sporting représente environ un manque à gagner de 15 millions d'euros. Sportivement, elle pourrait peut-être précipiter le départ de certains cadres (on pense surtout à Boussoufa) vers d'autres cieux. Plus globalement, le fait de n'avoir aucun représentant belge dans la plus prestigieuse des compétitions européennes est préjudiciable pour tout le football belge. (mb)