Baseggio rejoint Scifo à Mouscron
Mbokani, Baseggio et le titre, du passé pour Anderlecht.
La bonne humeur est l'une des principales qualités de Walter au sein d'un groupe. Mais il n'est plus question de sourire à Anderlecht.
Walter Baseggio, 29 ans, a apposé sa signature au bas d'un contrat le liant pour 2 ans et demi avec les
Hurlus, coachés depuis la reprise du championnat par Enzo Scifo.
Depuis le départ de Vercauteren, avec qui Walter entretenait une relation professionnelle mais tendue, le Clabecquois espérait retrouver du temps de jeu, pensant qu'Ariel Jacobs lui offrirait sa chance. Mais s'il est remonté quelques minutes sur le terrain, Baseggio sent que peu croient encore en lui au Parc Astrid. Pourtant Walter est un véritable
club man et voulait croire jusqu'au bout à un avenir en mauve et blanc. Il évoluait à anderlecht depuis ses treize ans, et a joué pendant dix saisons en équipe première chez les
Mauves. Il compte également 31 sélections en équipe nationale.
D'ici quelques semaines, il réalisera peut-être que, bien qu'il lui ait été difficile de quitter le Sporting auquel il était dévoué corps et âme, ce transfert était le seul moyen de relancer sa carrière, qui se trouvait dans une impasse depuis sa mise au placard chez les champions en titre. Malgré un passage en Italie en demi-teinte et les nombreux efforts du chouchou du public anderlechtois, son avenir était bloqué au stade Constant Vanden Stock. Certains évoquent un conflit de longue date avec Franky Vercauteren qui aurait laissé des traces et freiné son ascension, d'autres des problèmes de poids et de manque de sérieux à l'entraînement par le passé, et les plus mauvaises langues y voient une attitude antiwallone de la part de certains dans le staff pour justifier la mise à l'écart de Walter.
Aussi ridicules soient ces bruits de couloirs, ils sont nés du fait que tous se demandent pourquoi Baseggio a failli finir sa carrière sur une voie de garage malgré ses qualités sous-estimées. Car s'il n'est pas le meilleur joueur de sa génération, c'est un bon joueur, avec de la verticalité (ce qui manque au Sporting), qui met tout son coeur dans la bataille et qui a prouvé son efficacité par le passé. Et contrairement aux nombreuses divas qu'a connues et que connaît encore le Sporting d'Anderlecht, Walter donne toujours tout pour l'équipe sans s'économiser. Après Théréau qui a déjà marqué pour Charleroi ce week-end et Mbokani qui a offert la victoire au Standard ce dimanche, Anderlecht va-t-il encore regretter un joueur parti trop tôt?
Thomas Halter