Rafael Nadal n'a pas caché son inquiétude d'avoir dû jouer plus de cinq heures vendredi dans l'optique de sa finale face à Roger Federer dimanche à l'Open d'Australie.
"Quelle heure est-il? Ma montre indique toujours l'heure espagnole!", a-t-il demandé en conférence de presse après sa victoire homérique (6-7, 6-4, 7-6, 6-7, 6-4) sur son compatriote Fernando Verdasco en demi-finale. Il était alors exactement 02h44 du matin à Melbourne et le Majorquin n'était pas encore passé au massage et n'avait toujours pas mangé. Bref, une courte nuit en perspective pour le N.1 mondial, à moins de quarante-huit heures de sa finale.
Vous avez été impliqué dans deux des meilleurs matches de l'histoire avec la finale de Wimbledon 2008 et ce match-ci. Qu'est-ce que ça vous inspire?
"Beaucoup d'émotion. C'était un match incroyable. Verdasco a joué le feu. A un moment au quatrième set j'avais l'impression qu'il fatiguait un peu mais il a commencé alors à servir des boulets à 210 km/h/. Il a ensuite joué un tie-break d'un autre monde et au cinquième set c'était pareil. S'il continue comme ça, il peut viser n'importe quel classement."
Fier d'avoir survécu à un match comme celui-là?
"Forcément. J'ai été très fort mentalement. Je suis content de la façon dont j'ai joué. J'ai très bien servi. Je suis resté concentré à 100 pc pendant tout le match. Ce n'est pas facile face à un joueur aussi agressif que lui. Il m'a +tué+ sur certains points. Mais c'est sympa aussi, ça vous oblige à trouver des solutions, à changer de stratégie. C'est le type de match où on apprend beaucoup de choses."
Comment voyez-vous la finale face à Roger Federer?
"Chacun de nos matches est spécial, alors une finale du Grand Chelem je ne dis même pas. Cela va être notre septième déjà, un match important pour lui, mais aussi pour moi. J'espère que je serai en forme mais ça va être compliqué. Vous savez, après un match comme celui-là, le lendemain, vous vous sentez très très lourd."
Trouvez-vous normal que les deux demi-finales n'aient pas lieu le même jour?
"Ce serait plus équitable, mais c'est comme ça. Ca tourne aussi, l'année dernière c'était moi qui jouais (la demi-finale) le jeudi. Et puis il me reste toujours un jour de repos. C'est certain que Roger sera en meilleure forme que moi, mais je vais essayer de récupérer au maximum."
Qu'allez vous faire demain (samedi)?
"Déjà je ne sais pas quand je vais me coucher. Quelle heure est-il? Ma montre indique toujours l'heure espagnole! C'est difficile de dormir après un match comme celui-là. Et il faut encore que je mange, que je me fasse masser. Je n'ai aucune idée de l'heure à laquelle je vais me réveiller demain. Je vais essayer de m'entraîner en fin d'après-midi." (belga/CB)


