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Pour Federer, "le grand pas reste à faire"

Roger Federer a souligné que le "grand pas" restait à faire après sa qualification pour la finale de Roland-Garros vendredi et qu'il se méfiait de son prochain adversaire Robin Soderling, avouant toutefois que Rafael Nadal, le grand absent, n'allait pas trop lui manquer.

"Je serai le favori mais ça ne veut rien dire, la pression sera des deux côtés", a déclaré le Suisse après sa victoire (3-6, 7-6, 2-6, 6-1, 6-4) sur Juan Martin Del Potro.


Q: Vous avez dû vous arracher pour gagner...
R: "C'était un match difficile, il n'y a pas de doute. Il a commencé très fort avec son service et son coup droit. J'étais sous pression. L'important était de rester dans le match. Après le deuxième set, je savais que plus le match allait durer, plus c'était à mon avantage. J'avais confiance en mes capacités physiques et mentales pour renverser la vapeur."


Q: Est-ce que gagner dans la douleur donne encore plus de saveur aux victoires?
R: "Absolument. C'est génial de gagner des matches comme celui-là. Il y a plus d'émotions pendant le match et plus de satisfaction à la fin. Ce n'est pas le chemin le plus facile. Mais ça me va très bien. J'aime bien quand il y a une lutte. Surtout que ça ne m'affecte pas physiquement."


Q: Sur la plupart de vos matches ici, vous avez joué de mieux en mieux au fil de la partie. Comment l'expliquez-vous?
R: "Je ne sais pas. J'ai eu un tirage difficile, contre des spécialistes de la terre battue qui ont tous bien commencé leurs matches. Mais j'ai su réagir maintenant, contrairement à certains matches sur trois sets (gagnants) ces derniers temps. Peut-être que je suis plus relax au meilleur des cinq sets."

Q: Que vous dites-vous quand vous commencez un cinquième set contre un joueur aussi jeune que Del Potro (20 ans)?
R: "Cela me met en confiance car je me rappelle que ce n'était pas évident pour moi de jouer un cinquième set quand j'étais jeune. C'est une situation qu'on doit apprendre à connaître et où le facteur mental est très important. Aujourd'hui, je me sens beaucoup plus à l'aise."


Q: Rafael Nadal va-t-il vous manquer dimanche?
R: "Non, pas trop (rires). Je l'ai déjà joué 20 fois et je vais encore le rencontrer plein de fois dans le futur. Alors, je suis content d'affronter quelqu'un d'autre. C'est sympa de voir un nouveau visage."


Q: Ce sera plus facile contre Soderling?
R: "Il n'y a pas de finale de Grand Chelem facile. L'autre est forcément dans la forme de sa vie. Je ne peux pas le sous-estimer même si je l'ai toujours battu. J'ai déjà joué trois finales ici, mais je ne sais pas si c'est un avantage, car je n'en ai jamais gagné une."


Q: Etes-vous le favori quand-même?
R: "Oui, clairement. Mais ça ne veut rien dire, la pression sera des deux côtés."

Q: La perspective d'entrer dans l'histoire vous procure...
R: "De l'excitation bien sûr, je suis conscient que ces moments là n'arrivent pas tous les jours. En même temps, je suis plutôt tranquille car j'ai déjà joué tellement de grandes finales et je sais que j'aurais encore d'autres occasions."

Q: Avez-vous l'impression que c'est votre année?
R: "J'aimerais que vous me posiez la même question dimanche soir. Le grand pas reste encore à faire." (belga)
05/06/09 23h03
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