L'Agence mondiale antidopage (AMA) a refusé mercredi la demande de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) qui voulait faire ses propres contrôles sur le Tour de France, lui proposant cependant une alternative via les observateurs indépendants qu'elle dépêche sur la Grande Boucle.
Alors que la responsabilité des tests sur le Tour de France incombe à l'Union cycliste internationale (UCI), l'agence française présidée par Pierre Bordry avait saisi l'AMA dans l'espoir de pouvoir pratiquer elle-même une soixantaine de tests additionnels du 3 au 25 juillet. L'AFLD a justifié sa demande par le fait "qu'elle a accès à des informations confidentielles de la police et des douanes qu'elle ne peut partager avec d'autres organisations" et qui lui permettraient d'effectuer des contrôles ciblés. Elle a aussi mis en doute la pertinence des contrôles faits par l'UCI, avec laquelle elle est en guerre ouverte depuis leur désastreux partenariat lors de la dernière édition.
L'AMA a décidé mercredi de ne pas accorder "l'autorisation à l'AFLD de réaliser des contrôles additionnels lors du Tour de France 2010". Elle souligne que la loi française n'est pas en totale conformité avec le Code de l'AMA et s'inquiète de la possibilité qu'il y ait un imbroglio juridique autour des résultats des contrôles faits par l'AFLD. Cependant l'AMA propose à l'AFLD de lui communiquer le nom des coureurs que cette dernière souhaiterait cibler, afin de faire réaliser ces contrôles par les préleveurs de l'UCI sous l'oeil d'un des observateurs indépendants de l'AMA. (belga/mb)


