L'Américain Lance Armstrong, qui a annoncé son retour mardi après trois ans d'absence, pourra être accepté sur le Tour de France, qu'il a remporté sept fois, s'il respecte les règles concernant notamment la lutte antidopage, a indiqué mercredi Christian Prudhomme, son directeur.
"Dès lors que son équipe que l'on ne connaît pas et lui-même se soumettront aux règles, concernant notamment le dopage et l'antidopage dont la perception a beaucoup évolué ces dernières années; dès lors qu'il sera au sommet, on l'acceptera", a déclaré Christian Prudhomme, relevant que "des suspicions avaient accompagné ses victoires depuis 1999". "Il n'est pas possible qu'un coureur ne se soumette pas à ces règles qui sont plus fortes et dont la perception a vraiment changé", a-t-il martelé.
Interrogé sur les sentiments que suscitaient l'annonce du retour du coureur, Christian Prudhomme a répondu: "Je classe ce retour sous l'angle du défi. Il y a très peu de sportifs qui ont réussi leur retour comme Michael Jordan (basketteur américain). C'est un vrai défi de revenir après trois ans d'arrêt, même s'il a fini deuxième d'une course de VTT récemment. En plus, il y a son âge. Il aura 37 ans dans une semaine. On peut toujours se dire que Raymond Poulidor avait fini deuxième du Tour à 38 ans (en 1974), et 3e (en 1976) à l'âge de 40 ans". "Maintenant, nous sommes à la mi-septembre, et de l'eau aura coulé sous les ponts d'ici au départ de la prochaine édition du Tour à Monaco", a conclu le directeur de l'épreuve.
Sept fois vainqueur du Tour de France entre 1999 et 2005, Lance Armstrong a déclaré mardi qu'il allait reprendre en 2009 sa carrière de cycliste professionnel, avec l'objectif de remporter une huitième Grande Boucle, précisant même dans son interview accordée à Vanity Fair annonçant son retour que si les organisateurs du Tour de France ne l'acceptait pas, il en référerait directement à Nicolas Sarkozy, le Président de la République française. (belga)
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