Quel recours Boonen et Quick Step peuvent-ils envisager contre ASO?

Quick Step a annoncé vouloir contesté la décision d'ASO, l'organisateur du Tour de France, d'interdire à Tom Boonen le départ de la prochaine Grande Boucle le 4 juillet prochain à Monaco. Quelle juridiction aura la charge de trancher?, s'est interrogé samedi le quotidien sportif français L'Equipe.

Droit de récusation
Les responsables du Tour de France ont invoqué le fait que Tom Boonen a nui à l'image du cyclisme pour lui signifier qu'il n'était pas le bienvenu sur les routes du Tour. L'Equipe rappelle tout d'abord que cette notion "d'atteinte à l'image figure dans la convention que les les organisateurs signent chaque année avec les groupes sportifs candidats au Tour de France, et dans lauqelle ils se réservent un droit de récusation".

CAS et pas TAS
En cas de litige, la convention précise que c'est la chambre arbitrale française du sport (CAS) qui est compétente, et non pas le TAS, le Tribunal Arbitral du Sport de Lausanne (Suisse), compétent lui pour les autres grands Tours. La CAS dépend du Comité national olympique et sportif français (CNSOF). Ce CAS peut se réunir très rapidement et peut apporter son arbitrage en vue d'un accord amiable entre les parties.

Justice civile
Mais pour accéder, le cas échéant, à la justice civile -comme menance de le faire Quick Step- il faudrait d'abord obtenir l'annulation de l'arbitrage de la CAS auprès de la Cour d'Appel de Paris.

Vendredi, les avocats de Quick Step avaient annoncé vouloir recourir à une procédure en référé. "La presse sera informée en détail du contenu du dossier, dès que la Cour en aura eu connaissance", avait ajouté Maître Jean-Louis Dupont, le conseil de l'équipe cycliste. (belga)
20/06/09 11h30
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