Le Monte Crostis sème la discorde dans le Giro

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Par: rédaction
21/05/11 - 19h11
© photo news.
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Le directeur du Giro, Angelo Zomegnan, a violemment critiqué des responsables d'équipes et l'Union cycliste internationale (UCI) après la décision de supprimer le Monte Crostis de la 14e étape du Tour d'Italie samedi.

"Le cyclisme ne mérite pas d'être dans les mains des team managers et de l'UCI", a tempêté le directeur du Giro avant le départ de l'étape à Lienz (Autriche). "La présentation du Giro a eu lieu en octobre, trois réunions techniques ont eu lieu au sujet du Crostis, la sécurité des coureurs était garantie", a résumé Angelo Zomegnan en s'en prenant aux responsables d'équipes "qui voyagent dans les voitures d'équipes climatisées".

Bjarne Riis, manager de l'équipe Saxo Bank, la formation du leader espagnol Alberto Contador, avait fait part de son scepticisme sur le Crostis à l'issue de la réunion tenue mercredi matin avant le
départ de la 11e étape. Les voitures d'équipes ne pouvaient suivre les coureurs dans la montée et la descente du Crostis, un col inédit du Giro dans le Frioul qui figurait sur le parcours avant l'ascension finale du Monte Zoncolan. Les organisateurs avaient prévu des motos suiveuses pour d'éventuels dépannages.

La décision de supprimer le Crostis du programme a été prise vendredi soir, à la veille de l'étape, par le président du jury des commissaires, représentant de l'UCI et garant de la régularité sportive de l'épreuve. Le Belge Thierry Diederen a motivé cette décision par des raisons sportives, "pour la régularité de la course", et non par des raisons de sécurité.

De gros efforts avaient été entrepris localement dans la descente du Crostis pour sécuriser les endroits les plus dangereux. Sur les images diffusées par la RAI (télévision publique italienne), des filets et des matelas de protection avaient été placés aux endroits dangereux, sur cette route de montagne étroite et au revêtement inégal. "C'est un affront au sport, c'est honteux, offensant pour ceux qui ont tant travaillé", s'est indigné le promoteur local de l'étape, Enzo Cainero après cette décision très tardive: "On savait depuis des mois qu'il n'y aurait pas de voitures suiveuses sur le Crostis". (belga/mb)

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