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Vainqueur de la 14e étape du Giro, le Costaricien Andrey Amador (Movistar) est devenu le premier coureur de son pays à gagner une étape du Tour d'Italie.
"Ma mère est Russe, mon père est Costaricien de mère espagnole. Donc, je dirais que je suis costaricien à 25 %, espagnol à 25 % et russe à 50 %. Mais toute la famille s'est parfaitement intégrée au Costa-Rica. C'est mon pays et je pense que ma victoire va avoir beaucoup de retentissement", déclare Amador. "Déjà, on a beaucoup parlé du Giro quand je me suis classé troisième de l'étape jeudi dernier (à Sestri Levante). Le football est le sport numéro un mais le cyclisme est connu aussi. J'ai commencé à 12 ans par le VTT puis je suis passé à la route. C'est Eusebio (Unzue, manager de Movistar) qui m'a donné ma chance. En 2011, après mon accident, j'ai joué de malchance. J'ai été touché à une clavicule puis à une cheville. Cette année, je me suis préparé différemment et les résultats ont suivi. Dans cette étape, on savait qu'il fallait avoir une bonne avance avant les deux grands cols. On s'est retrouvé au pied avec 13 minutes, c'était jouable."
Quatrième de l'étape, le Canadien Ryder Hesjedal (Garmin) a quant à lui repris le maillot rose de leader. "C'était dur mais, comme je me sentais bien dans le final, j'ai voulu essayer quelque chose. J'ai pris des risques mais ça a payé", dit Hesjedal. "J'essayerai de recommencer. J'étais un peu triste d'avoir perdu le maillot rose, je suis content de l'avoir repris. La suite ? On verra comment se comporteront les équipes de mes adversaires. Sur le papier, ils sont plus forts que mon équipe. Nous n'avons pas les moyens de contrôler la course. La victoire finale ? Je n'ai jamais pensé ainsi, je suis content de ce que j'ai fait, je vais continuer et on verra bien. Il reste encore beaucoup jusqu'à Milan. Les candidats ? je dirais Scarponi, Basso, Pozzovivo... et Hesjedal."


