Le directeur du laboratoire antidopage de Rome, Francesco Botre, a confirmé mardi devant le comité olympique italien (CONI) que les analyses du prélèvement douteux du cycliste italien Danilo Di Luca durant le dernier Giro avaient bien révélé un résultat "anormal".
"Le contrôle pratiqué le 30 mai 2007 après la 17e étape du Tour d'Italie peut être considéré comme anormal car il était clairement différent des autres échantillons", a indiqué M. Botre. Le scientifique s'exprimait devant le juge de dernière instance en matière de dopage du CONI qui doit trancher sur la peine à infliger au vainqueur du dernier Giro.
Le 27 février dernier, le parquet antidopage du CONI avait requis deux ans de suspension à l'encontre de Di Luca. Ce dernier, engagé sur la Semaine lombarde, était représenté à l'audience par son avocat. Le 30 mai dernier, à l'issue d'une étape de montagne particulièrement ardue, le CONI avait fait procéder en soirée à des contrôles inopinés sur plusieurs coureurs italiens dans leurs hôtels.
Les analyses de Di Luca avaient révélé des valeurs hormonales anormalement basses, équivalentes à celles d'un enfant, avait relevé la presse, laissant penser que le coureur aurait reçu après l'étape une perfusion d'eau ou de sérum physiologique ce que l'intéressé avait nié.
Le coureur des Abruzzes a déjà été condamné en octobre à une suspension de trois mois pour son implication dans l'affaire "Oil for drug" visant les relations de plusieurs athlètes avec le Dr Carlo Santuccione, un médecin soupçonné de pratiques dopantes. Di Luca a déposé un recours en décembre contre cette suspension auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS). (belga)


