L'AFLD étend la suspension de Landis
L'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) a annoncé mercredi avoir suspendu le cycliste américain Floyd Landis, reconnu coupable de dopage durant le Tour de France 2006, de "toute compétition organisée par une fédération sportive en France".
Landis, contrôlé positif à la testostérone le 20 juillet 2006, a été sanctionné en septembre dernier par l'agence antidopage américaine (USADA). Déchu de son titre de vainqueur du Tour 2006, il avait écopé d'une suspension de deux ans (jusqu'au 29 janvier 2009) des compétitions organisées par l'Union cycliste internationale (UCI) et les fédérations nationales affiliées.
Question juridique"Classer le dossier aurait permis à Landis de courir en France en dehors des compétitions organisées par l'UCI", et la fédération française (FFC), a indiqué Pierre Bordry, président de l'AFLD, mercredi lors d'une conférence de presse, précisant que la sanction de l'AFLD courrait également jusqu'à janvier 2009. Dans le cas, certes peu probable, où Landis aurait souhaité s'aligner dans une course relevant d'un autre organisme que la FFC, ou dans une compétition d'une autre discipline, rien n'aurait pu juridiquement l'en empêcher.
Le coureur, qui a fait appel de la sanction de l'USADA devant le tribunal arbitral du sport (TAS), peut faire de même avec la sanction française devant le Conseil d'Etat. En février dernier, l'AFLD avait accepté de reporter l'examen du cas Landis jusqu'à l'issue de la procédure entamée à son encontre par l'USADA, en échange de son engagement de ne pas courir en France jusqu'à fin 2007.
Après le prononcé de la sanction américaine, l'Agence française avait décidé de poursuivre la procédure au titre de la loi en vigueur lors du Tour 2006, date où l'organe antidopage français (alors CPLD) était disciplinairement compétent pour toute infraction commise en France lors d'une compétition internationale. Depuis le 1er octobre 2006, c'est la fédération internationale concernée qui gère l'instruction des dossiers.