L'Américain Lance Armstrong, qui retrouve la compétition dimanche en Australie après trois ans et demi d'interruption, s'est soumis à un contrôle antidopage rigoureux, dans l'espoir de faire taire les soupçons qui ont pesé sur lui durant toute sa carrière.
"J'ai subi douze tests antidopage hors compétition. Je mets quiconque au défi de me prouver qu'il a subi douze tests lors des douze derniers mois", a déclaré Lance Armstrong samedi à Adelaide, en précisant qu'il allait publier les résultats de ces contrôles.
Dimanche, le coureur de 37 ans (sept victoires consécutives au Tour de France consécutif de 1999 à 2005) sortira de sa retraite pour disputer une course d'un jour, la Cancer Council Classic, avant de courir à partir de mardi le Tour Down Under, en six étapes.
Longtemps soupçonné de dopage mais jamais contrôlé positif, Armstrong suit un programme mis au point par Don Catlin, un scientifique reconnu qui a notamment mis au point des tests fiables pour détecter des produits longtemps invisibles, comme la THG (hormone de croissance de synthèse).
"Je respecte Don, je sais qu'il est le plus fort dans ce domaine", dit Armstrong, qui assure s'être soumis au "programme antidopage le plus complet de l'histoire du sport". "Si quelqu'un a des questions relatives à ma performance, (Catlin) y répondra", a poursuivi l'Américain, objet de tous les regards en Australie.
Lutte contre le cancer
Avant le Tour Down Under, les 133 coureurs inscrits devront fournir un échantillon de leur sang pour alimenter les données de leur "passeport sanguin", a précisé la responsable de la lutte contre le dopage à l'UCI (Union cycliste internationale) Anne Gripper. Ce prélèvement reste indépendant des contrôles classiques sanguins et urinaires. Les produits les plus recherchés seront l'EPO et sa variante la CERA, des transporteurs d'oxygène qui permettent d'améliorer radicalement les performances. L'hormone de croissance humaine sera également ciblée.
Par ailleurs, les échantillons prélevés seront congelés et conservés pendant huit ans, afin de permettre de nouvelles recherches lorsque les méthodes de tests auront progressé.
Armstrong, en Australie, a rappelé haut et fort que son retour dans le peloton n'était pas dicté par un besoin d'argent, mais qu'il était revenu essentiellement pour soutenir la cause de la lutte contre le cancer.
"Je voulais porter le message de ma fondation Livestrong partout dans le monde, et parler du poids de cette maladie. C'est la principale raison" de mon retour, a expliqué le coureur, lui-même rescapé d'un cancer des testicules avant sa série de victoires dans le Tour.
Sportivement, Armstrong affirme qu'il ne peut pas encore évaluer sa condition physique. Quant à savoir s'il pourrait remporter un huitième Tour de France en juillet: "Je répondrai à cette question en mars, avril ou mai. Je ne peux pas y répondre maintenant", dit-il.
Avant le Tour de France, Armstrong doit participer à plusieurs courses dont le Tour d'Italie, en mai-juin, sous le maillot de son équipe Astana. (belga)


