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Des tests antidopage volontaires en Autriche

La Fédération autrichienne de cyclisme (ÖRV) a présenté jeudi un programme de tests antidopage volontaires pour restaurer l'image de ce sport après une série de contrôles positifs, dont celui de Bernhard Kohl, déchu de sa 3e place du Tour de France 2008.

Les tests pratiqués dans le cadre de l'initiative ACAD (le cyclisme autrichien contre le dopage) s'ajouteront aux contrôles menés pendant et en dehors des compétitions. Les sportifs volontaires s'engageront à effectuer un à deux tests sanguins par mois. Les contrôles porteront aussi sur le profil stéroïdien et hormonal, comme pour le passeport biologique de l'Union cycliste internationale (UCI).

Les résultats seront publiés sur un site internet (www.against-doping.at) avec un code couleur: en vert les tests négatifs, en jaune les tests négatifs effectués hors délais, en rouge l'absence de test. "Nous voulons instaurer une systématisation des contrôles et changer les valeurs", a expliqué le secrétaire général de l'ÖRV, Rudolf Massak.

Dans le rang
Environ 130 cyclistes de haut niveau, déjà concernés par le programme de surveillance de l'Agence mondiale antidopage (AMA), sont éligibles. Pour l'instant, seule la vice-championne du monde 2008 du contre-la-montre, Christiane Soeder, s'est inscrite. L'équipe Elk a aussi annoncé sa participation.

Les instigateurs de l'ACAD comptent "sur la pression des pairs" pour faire augmenter les effectifs. Le sportif qui ne participera pas sera montré du doigt et incité à rentrer dans le rang.

Capacités limitées
Pourtant, le budget (80.000 à 100.000 euros) ne permet de réaliser qu'une trentaine de contrôles par mois et les capacités des laboratoires sont limitées, mais des moyens supplémentaires peuvent être débloqués, a assuré le président de l'ÖRV, Otto Flum.

Après l'affaire Kohl et deux autres cas de dopage en mars, la Fédération veut redorer son blason au moment où l'Etat autrichien s'attaque au problème et les arrestations se multiplient.

"Si nous ne faisons rien, nous n'aurons pas les moyens financiers pour former les coureurs de demain car les parraineurs partiront. De plus, il est difficile aujourd'hui de convaincre des parents de faire pratiquer le cyclisme", a insisté Otto Flum. Il a souhaité que cette initiative fasse des émules parmi les autres fédérations sportives. (belga)
16/04/09 22h59
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