L'Allemagne était sous le choc mercredi au lendemain du suicide de Robert Enke, favori pour garder les buts de l'équipe nationale au Mondial 2010, à l'âge de 32 ans, une tragédie qui a suscité un émoi bien au-delà du monde du ballon rond.
"Je suis immensément triste", a réagi Franz Beckenbauer. "Quand on apprend une telle nouvelle, tous les autres problèmes perdent de leur importance", a-t-il ajouté.
"Nous sommes sans voix et plein de chagrin. Toutes nos pensées sont dirigées vers la femme de Robert et sa famille. Robert Enke était un être humain merveilleux qui a vécu aussi des drames", a souligné de son côté le président de la Fédération allemande (DFB).
Dans un pays où le football est profondément ancré dans la culture populaire, l'annonce de la mort du portier de Hanovre a suscité un émoi sans précédent. Les principales chaînes de télévision consacraient des éditions spéciales à la mort de Robert Enke tandis que son visage s'affichait en Une de plusieurs journaux généralistes.
"Nous sommes tous sous le choc, les mots nous manquent", a également indiqué Oliver Bierhoff, manageur de l'équipe nationale entraînée par Joachim Löw.
L'entraînement de la Mannschaft prévu ce mercredi matin à Bonn a été annulé tandis que la tenue du match amical samedi à Cologne face au Chili était incertaine. Une conférence de presse devrait se tenir dans la journée.
Le FC Barcelone, où Enke a joué en 2002, a observé une minute de silence dès mardi soir avant une rencontre de Coupe d'Espagne. (belga)


