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Les autorités sportives et policières allemandes ont décidé mardi que des interdictions de stade pouvant aller jusqu'à 10 ans pourront être prononcées à l'avenir contre les supporters coupables de violences en marge des matches de football.
Les représentants de 54 clubs professionnels, de la fédération allemande de football (DFB), de la Ligue (DFL) et des ministères de l'Intérieur fédéral et régionaux - qui sont aussi les ministères de tutelle pour les sportifs - étaient réunis à Berlin pour une table ronde sur la sécurité dans les stades, après plusieurs incidents la saison passée.
"Un renforcement considérable de la sévérité des interdictions de stades est prévu et passera de 3 ans actuellement à 5 ans et même 10 ans pour les cas les plus graves", ont annoncé les participants dans une déclaration commune.
En 2007, l'éventail de sanctions avait été réduit, mais "cette mesure est retirée en raison de l'intensité des heurts et des infractions" constatés récemment, poursuivent-ils.
Plusieurs incidents graves avaient émaillé la saison dernière, notamment des affrontements au terme d'un match de barrage entre le club de Karlsruhe (deuxième division) et celui de Ratisbonne (3e division), qui avaient fait 75 blessés, dont 18 chez les policiers, mi-mai.
"C'est un pas important que les clubs se serrent les coudes, les mesures prises sont un signe nécessaire et urgent montrant que tout le monde prend ses responsabilités et s'engage pour plus de sécurité", a déclaré le président de la DFB, Wolfgang Niersbach.
La table ronde a décidé de garder les places debout dans les stades, interdites dans de nombreux pays, mais qui "font partie intégrante de la culture des supporteurs de football allemands", selon la déclaration commune.
Les engins pyrotechniques resteront en revanche interdits et les clubs pourront prendre des mesures de rétorsion contre les groupes organisés de supporteurs - comme par exemple réviser les contingents de billets réservés s'ils ne respectent pas cette mesure.
En outre, le football allemand va augmenter de 50% ses versements pour la sécurité dans les stades, afin de soulager les finances des collectivités locales.



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