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Un doublé qui change tout! Le Paris SG était mené 2-0 à la mi-temps par Lorient, et Zlatan Ibrahimovic a mis toute sa classe dans la balance pour égaliser au cours d'une seconde période où il aura répondu aux attentes suscitées par son transfert événement et ses émoluments record.
Un but à la 64e minute, après un contrôle de la poitrine en duel avec Bourillon et une reprise écrasée du bout du pied droit, puis un penalty transformé avec autorité d'une frappe croisée du droit (90) : "Ibra" a tout bonnement sauvé le "Qatari SG" qui s'orientait vers une énorme désillusion après avoir dépensé quelque 100 millions d'euros pendant le mercato estival.
Évidemment, la star, c'était lui, et le Parc des Princes frémissait à chacune de ses touches de balle ou de ses courses dans la profondeur. Il avait déjà déclenché une grande ovation à son arrivée au stade, sur le tapis rouge, et une semaine auparavant, contre le FC Barcelone (2-2), lorsqu'il y était allé de son but, fût-ce sur penalty (après avoir déjà marqué lors de son premier match parisien, le 28 juillet contre les Américains de DC United, 1-1).
"Ibracadabra"
Et les "Ibra! Ibra!" ont résonné samedi soir dans le stade. La première fois, timidement, pour saluer sa première faute, commise sur Romao (34). La seconde, rageuse et grondante, après le poteau trouvé de la star (54). Un tonnerre qui célébrait cinq minutes folles estampillées "Ibracadabra". Il expédie une tête à côté (49), donne une offrande dans la surface à Lavezzi qui bute sur Audard (50), échappe à trois défenseurs et obtient le corner (52), puis ce poteau, sur un centre de Lavezzi.
Le PSG était mené 2-0, et la star ne pouvait laisser faire. Son premier but lui permettait de concrétiser une débauche de volonté et de réussir sa première en L1. Une habitude chez celui qui avait déjà marqué dès son premier match de championnat avec plusieurs clubs, la Juventus (2004), l'Inter Milan (2006) et le FC Barcelone (2009). La star a aussi joué collectif, offrant plusieurs passes quasiment décisives, comme cette talonnade pour Gameiro (87).
Une menace permanente
La puissance physique de son 1,95 mètre et de ses 95 kilos lui ont donné l'occasion de remporter plusieurs duels face au défenseur central et capitaine des Merlus, Ecuele Manga, lui aussi doté d'un grand gabarit. Et la sortie du capitaine lorientais à la mi-temps, touché à un pied dans un choc avec le Suédois, a donné de l'air à ce dernier. Et puis "Ibra", c'est aussi un caractère : on l'a souvent vu les bras ouverts et tendus en signe de dépit ou d'incompréhension, réclamant un meilleur placement de tel ou tel coéquipier, ou le ballon ici plutôt que là, par exemple lorsque Nene choisit la solution solitaire alors que le Suédois attendait le ballon dans l'axe, à l'issue d'une contre-attaque (84).
Ses trois premiers ballons avaient donné un aperçu du joueur. Le premier, une simple remise en retrait pour Chantôme. Le second, un décalage pour Lavezzi côté droit. Le troisième, une récupération de balle pleine d'autorité à la limite de la surface. Plus mobile qu'une semaine auparavant face au FC Barcelone en match amical (2-2), le Suédois a souvent fait valoir des gestes de classe, jouant la plupart du temps juste et représentant une menace permanente, en signant les occasions les plus nettes et au gré de subtiles déviations.
Bien sûr, il y eut ce superbe raté, lorsqu'il s'emmêle les crayons sur une passe en retrait de Ménez, en pleine surface de réparation. Mais les deux buts allaient rendre compte du vrai "Ibra". Déjà indispensable.
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