Les Galactiques retombent les pieds sur terre
Les coups d'éclat de Cristiano Ronaldo n'auront pas suffi au Real Madrid pour accéder aux quarts de finale de la C1.
7S7 mise à jour
Coup de tonnerre à Bernabeu! Le Real Madrid échoue pour la 6e fois consécutive au stade des huitièmes de finale de la prestigieuse Ligue des champions, principal objectif des Merengue cette saison (1-1). Archi dominateurs en première mi-temps, les protégés de Pellegrini ont payé très cher leur manque d'efficacité devant le but de Lloris. Sorti des vestiaires avec un tout autre visage, Lyon a plongé Bernabeu dans un silence de cathédrale en inscrivant un but en déplacement synonyme de qualification pour les quarts de finale. Cette élimination résonne évidemment comme un échec cuisant pour la politique sportive des Madrilènes (et de Florentino Perez en particulier).
Le Chilien Manuel Pellegrini est sur un siège éjectable. L'élimination contre Lyon va-t-elle lui être fatale?
Kaka n'est plus que l'ombre du génie qu'il était à Milan. Il a même été sifflé par le public madrilène à son remplacement.
Miralem Pjanic (20 ans) a marqué le but le plus important de sa jeune carrière.
"On vous promet l'enfer", avait annoncé la presse ibérique en prélude du déplacement de Lyon dans la capitale espagnole. "On va montrer qui commande à Bernabeu", avait, quant à lui, prévenu Cristiano Ronaldo. L'arrogance (déplacée) dont on fait preuve les
Merengue à l'égard des Lyonnais n'a pas eu l'effet escompté. Et la frénésie acheteuse de Florentino Perez (250 millions investis pour Ronaldo, Kaka, Xabi Alonso et Benzema entre autres) n'aura pas permis au Real de remporter la Ligue des champions.
Xabi Alonso suspenduOrphelins de Xabi Alonso et Marcelo, suspendus, Pellegrini devait quelque peu remanier son effectif. Granero et Garay étaient titularisés. Côté lyonnais, Puel faisait confiance au 11 de base du match aller.
CR9 débloque la situationMaître absolu des débats en première mi-temps, le Real Madrid dictait sa loi. Misant sur une importante possession de balle, les accélérations dévastatrices de Cristiano Ronaldo, la clairvoyance de Guti et l'apport offensif de Sergio Ramos, les Madrilènes ouvraient logiquement la marque. CR9, magistralement isolé par Guti, trompait Hugo Lloris d'un tir croisé (1-0).
Higuain loupe l'immanquableHiguain, très prolifique en Liga (16 buts) laissait passer deux magnifiques occasions, dont une immanquable (le but était vide). Tout le stade voyait le cuir déjà au fond, mais le poteau repoussait l'essai de l'attaquant argentin (sans doute l'un des tournants du match déjà). Après avoir dominé les débats de la tête et des épaules, le Real Madrid pouvait s'en vouloir de ne pas rentrer aux vestiaires avec une avance plus confortable.
Changement gagnant pour PuelMétamorphosés par l'entrée au jeu de Kallstrom et Gonalons, les Lyonnais affichaient un tout autre visage en deuxième mi-temps, qu'ils avaient entamée avec des intentions plus offensives. Govou alertait une première fois Casillas, mais l'international français avait dévissé sa frappe. Jouant avec une épée de Damoclès au-desus de la tête, les Madrilènes ne parvenaient pas à reproduire le même niveau de jeu qu'en première mi-temps. Lyon fut justement récompensé à un quart d'heure du terme: Pjanic égalisait à la suite d'un mouvement initié par Réveillère, Delgado et Lissandro (1-1). C'était le coup de poignard pour les Galactiques.
HumiliationMalgré quelques ultimes vagues offensives sans grande conviction, les hommes de Pellegrini furent incapables de renverser la vapeur. Lyon a su saisir sa chance et peut remercier les Dieux du foot de n'avoir encaissé qu'un but avant le repos. Quant au Real, la malédiction des huitièmes de finale continue (6e élimination consécutive). Compte tenu des 250 millions investis par Florentino Perez, cet échec a comme un goût d'humiliation pour le Real Madrid, qui peine à redorer son blason sur la scène européenne.
Michaël Bouche