L'Espagne règne sur l'Europe!
El Nino (Torres) a parfaitement profité de la petite mésentente entre Lahm et Lehmann. Sa pichenette est parfaitement dosée et crucifie le gardien allemand.
Casillas exulte! L'Espagne n'avait plus gagné l'Euro depuis 1964.
Ballack, à cours de rythme, s'est très vite éteint. Après avoir perdu la finale de la Ligue des Champions avec Chelsea, il connaît une nouvelle désillusion.
Iniesta félicite Torres après son but splendide!
Torres avait failli donner l'avance aux Espagnols à la 20e minute de jeu. Le montant repoussait sa reprise.
Alors que l'Euro se refusait à l'Espagne depuis 1964, la Roja a vaincu le signe indien. Torres a offert le sacre à son équipe d'une pichenette somptueuse à la demi-heure de jeu à la suite d'une mésentente dans la défense germanique (1-0). La technicité et créativité espagnoles l'ont emporté face à la rigueur et le physique allemands. La Mannschaft n'a jamais eu voix au chapitre et a été submergée du début jusqu'à la fin par la vivacité des petits formats ibériques. Invaincue dans cette compétition, la Roja a offert une véritable démonstration de collectivité et mérite amplement son sacre. Par ailleurs, elle s'est débarassée de son étiquette d'équipe incapable-de-gagner-une-grande-compétition.
44 ans d'attenteL'Espagne, en quête du trophée Henri Delaunay depuis 44 ans, avait connu plusieurs désillusions dans les grandes compétitions. Malgré l'histoire qui ne plaidait guère en sa faveur, la Seleccion partait légèrement favorite. L'Allemagne, quant à elle, présentait de plus belles statistiques. La Mannschaft jouait sa 6ème finale européenne à Vienne. Trois fois déjà, elle avait été sacrée championne d'Europe.
El Nino, l'opportunisteAprès des débuts hésitants, la Roja monte en puissance et affirme sa supériorité dans le milieu de terrain. Lahm est éclipsé par le repositionnement de Silva. La bataille de l'entrejeu tourne à l'avantage des Ibériques qui allient technicité et précision à merveille. Première alerte pour les Allemands à la 20e: Ramos centre sur la tête de Torres. La reprise du Kid atterrit sur le poteau. L'Allemagne a eu très chaud. L'Espagne est finalement récompensée peu après la demi-heure de jeu: Torres profite d'une mésentente entre Lahm et Lehmann. El Nino lobe magnifiquement Lehmann, démontre toute sa classe et prouve encore une fois qu'il est le meilleur attaquant évoluant en Europe (1-0).
La Mannschaft asphyxiéeLa deuxième mi-temps est conforme à l'analyse de la première période. L'Espagne, s'appuyant sur une circulation de balle irréprochable, ballade les hommes de Joachim Löw qui, privés de ballon, s'épuisent petit à petit. L'Espagne est souveraine d'un point de vue technique, mais aussi physique. Et fait joujou avec la défense allemande complètement asphyxiée... Les ouailles d'Aragones tentent de mettre la Mannschaft KO, mais pèchent à la conclusion. Ramos et Senna sont à deux doigts de mettre l'Espagne définitivement à l'abri.
Sacré méritéBallack, exténué, est éclipsé par la vivacité de Xavi et Iniesta ainsi que le volume de jeu de Senna, qui réalise une prestation remarquable. Löw joue son va-tout en introduisant Gomez et Kuranyi. Mais l'axe central Puyol-Marchena tient bon et repousse les derniers assauts germaniques. Rosetti met à un terme à la rencontre. L'Espagne est sacrée championne d'Europe! Un sacre on ne peut plus mérité compte tenu du football offensif dont nous a gratifiés la Roja tout au long de la compétition. L'Allemagne, qui n'avait pas encore vraiment convaincu dans cet Euro, aura manqué de fraîcheur physique, mais aussi d'habileté technique pour rivaliser avec cette équipe d'Espagne.
Michaël Bouche
Sondage (homme du match)
Vous avez plébiscité logiquement Fernando Torres comme homme du match (66%). Notre choix se porte aussi sur El Nino qui a, derechef, démontré sa classe, sa lucidité devant le but, et sa capacité à être décisif dans les moments-clé.