Président du Comité international olympique (CIO) depuis 2001, le Belge Jacques Rogge, privé d'opposant, sollicite un nouveau mandat de quatre ans qui lui permettra de "stabiliser" les acquis de son règne concernant notamment la jeunesse, la lutte antidopage et le rayonnement des JO.
Au delà de ces priorités consensuelles, le président âgé de 67 ans, aux quelque 106 membres qui l'adouberont lors d'un plébiscite sans suspense, vendredi, veut assurer la réussite de son "bébé", les jeux Olympiques de la jeunesse (JOJ) dont il a imposé la création en 2007 et dont la première édition sera tenue à Singapour, en août 2010. Les JOJ coûteront de l'argent au CIO contrairement aux "grands" JO. Mais Jacques Rogge peut se permettre cette folie. Il est à la tête d'un trésor de guerre de 310 millions d'euros.
Farouche partisan de l'entrée du golf et du rugby à VII au programme olympique, il pourra juger de son influence dès vendredi après son élection, lorsque les membres du CIO se prononceront pour ou contre l'introduction de ces deux sports au menu des JO 2016.
Le président à la réputation consensuelle, voire tiède, restera celui qui a osé le pari brésilien. Son mandat à venir qui sera le dernier, loi olympique oblige, va être consacré à ce que ce pari débouche, dans sept ans, sur un succès. (belga/mb)
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