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Jacques Borlée, père et coach de Kevin et Jonathan, était à la fois fier d'avoir deux fils, deux Belges aux places 5 et 6 de la finale olympique du 400m, mais nourrissait aussi de la déception de n'être pas monté sur le podium.
"Il faut quand même savourer. Même si on a envie d'aller plus haut et qu'on a des ambitions. C'était une course très difficile à suivre pour moi. C'est assez exceptionnel d'avoir deux enfants, 5e et 6e mondiaux. Au top. Maintenant, oui, il y a de la déception parce que d'un côté, on vise tellement haut et ils travaillent de manière tellement exemplaire, en se poussant l'un et l'autre pour aller vers des sommets. L'ambition était 44.30. D'un autre côté, il faut reconnaître qu'il y a plus fort que soit. C'est tout, c'est ça le sport."
"B-R-A-V-O"
Kevin Borlée 5e (44.81) et Jonathan Borlée 6e (44.83) étaient placés dans les couloirs extérieurs. "Ce n'est pas une excuse", reprend Jacques Borlée. "Jonathan avait encore un peu mal à la cuisse, mais cela allait. J'avais demandé de partir vite. De ce que j'ai pu voir, car je devais regarder au 2, au 9 et les autres, Kevin est parti un peu lentement, mais il a fait une fin de course extraordinaire. Il a peut-être manqué 5m pour remonter encore. C'est ça le 9e couloir, mais tout le monde court 400m. Il faisait 17°, un peu froid. Maintenant, il faut analyser cela dans l'approche mentale. Il faut beaucoup plus de tranquillité, cela c'est important aux Jeux. La journée des demi-finales ne s'était pas trop bien passée. Il y avait beaucoup trop de stress. On en a beaucoup parlé. Cette notion de tranquillité est essentielle. Ce que je vais leur dire maintenant à Kevin et Jonathan ? B-R-A-V-O. Tout simplement."


