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vidéo Le Français Alexis Vastine a été victime d'une étrange décision des juges lors de son combat face à l'Ukrainien Taras Shelestiuk. Battu de manière imméritée, sa déception a ému l'ensemble de l'Hexagone. Aux Jeux Olympiques, il y a aussi des drames.
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Mardi soir, quarts de finale de boxe dans la catégorie des - 69 kg. Le Français Alexis Vastine est opposé à l'Ukrainien Taras Shelestiuk. Il le domine largement mais ne parvient pas à mettre son adversaire au tapis. A l'issue du combat, il est plutôt confiant. Vastine lève les bras tandis que Shelestiuk est dépité, consolé par son clan. La victoire ne pouvait plus échapper au Français.
C'était sans compter sur les 5 juges qui ont estimé qu'il y avait égalité: 18-18, mais avantage pour l'Ukrainien. En cas d'égalité, les juges décident en effet de trancher selon deux critères: la volonté de se battre et le style.
Déjà volé en 2008
Sur ce coup, personne ne comprend. Le public hue. Vastine est en pleurs, il ne veut pas quitter le ring. Il ne comprend pas. Après quelques minutes, il finit par sortir de l'arène. Il accorde une interview à France Televisions (voir ci-dessous). Ses larmes font peine à voir. "Je n'ai pas de mots. Je ne peux pas parler, c'est une honte!" La réclamation qu'il portera ne changera rien à l'issue du combat.
La désillusion est d'autant plus grande qu'en 2008 à Pékin, Vastine avait déjà été sorti dans des conditions obscures. A l'époque, il mène la vie dure au Dominicain Diaz, qu'il domine pendant deux rounds. Mais l'arbitre va le sanctionner lors du troisième, ce qui entraînera sa disqualification. Il ne prendra que le bronze.
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"Les Jeux, c'était mon rêve"
Complètement abattu après sa défaite illogique mardi, Vastine se confiera sur sa page Facebook le lendemain. Un témoignage dramatique.
"Couché à 6 heures, impossible de dormir. Je me suis levé pour aller courir puis pour aller au sauna. Comme si je boxais vendredi en demi-finale. De toute manière, je n'ai fait que ça toute ma vie dans l'espoir de devenir champion olympique. A 6 ans, j'ai commencé la boxe. Les Jeux, c'était mon rêve. A 13 ans, j'ai quitté mes parents pour intégrer le pole espoir. C'est alors devenu l'objectif pour lequel j'ai tout sacrifié car c'était le prix à payer pour l'atteindre. J'ai accepté de vivre jusqu'à 25 ans dans une chambre à l'INSEP, loin des miens. J'ai sué, j'ai saigné, j'ai pris des coups dans les pays où les boxeurs sont les plus forts. J'ai eu des satisfactions aussi, quand mes résultats me rapprochaient de mon but. Mais ils ne me servaient qu'à cela."
"Je n'arrive pas à y croire"
"J'ai tout fait pour avoir ce titre. Ça fait 2 fois que l'on m'en prive pour de mauvaises raisons. Je n'arrive pas à y croire. Je n'ai jamais triché, toujours été respectueux. Quand je pense à mon avenir, je ne vois rien. Je voulais tellement ce titre. J'ai mon BE1, c'est tout. J'avais tout misé sur les Jeux. Je pensais que Pékin me servirait au moins à ne plus me faire voler. Arrêter ? Je ne sais pas quoi faire ni comment. Je sais qu'il est trop tôt pour décider, et que l'on ne prend jamais les meilleures décisions à chaud. Repartir pour Rio 2016 ? Avec qui, dans quelles conditions et pour quelle issue ? J'ai tout donné pour mon sport et je n'ai pas eu le temps de construire mon avenir. J'ai des envies, mais rien de bien concret. Il va falloir digérer et réfléchir. Le plus dur combat n'était peut être pas hier soir..."
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