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Une dizaine de résultats suspects à Pékin

Une dizaine de tests urinaires pratiqués lors des jeux Olympiques de Pékin ont donné lieu à des résultats suspects qui ne peuvent pas formellement être considérés comme des cas de dopage, a indiqué jeudi le directeur médical du CIO Patrick Schamasch.

Substance interdite
"La réponse est oui", a déclaré M. Schamasch, interrogé pour savoir si le laboratoire de Pékin avait eu affaire à des résultats laissant supposer la présence d'une substance interdite sans pouvoir le prouver clairement.

Les contrôles dont les résultats ne correspondent pas aux critères stricts définis par l'Agence mondiale antidopage (AMA) sont classés comme négatifs.

"Ce n'est pas par milliers quand même", a-t-il souligné. "Ca doit être une dizaine", a ajouté le directeur médical du CIO, selon lequel cela ne concerne que des tests urinaires et non sanguins.

"Suspects"
"Il est certain que les échantillons qui nous ont été retournés comme suspects ou sans conclusion seront probablement des échantillons qui seront retestés, entre autres", a précisé le M. Schamasch.

Le CIO a annoncé la semaine dernière qu'il allait procéder à de
nouvelles analyses d'échantillons prélevés sur certains athlètes des Jeux, pour y rechercher notamment la Cera, une EPO de troisième génération apparue comme le produit dopant vedette du Tour de France 2008.

Nouveau test
La Cera a été décelée pour la toute première fois en juillet dans les urines du coureur italien Riccardo Ricco. Mais si la Cera est difficilement repérable dans les urines, elle l'est désormais plus facilement dans le sang, grâce à un nouveau test qui a permis de confondre en octobre trois autres coureurs, dont l'Autrichien Bernard Kohl, troisième du Tour.

"Les athlètes qui n'ont pas bonne conscience ont intérêt à le dire tout de suite", a fait valoir M. Schamasch, en rappelant que "d'après le nouveau code mondial antidopage, ceux qui faisaient des confessions pouvaient bénéficier d'une certaine mansuétude".

Les 4770 échantillons urinaires et sanguins prélevés à Pékin sont en voie d'être rapatriés de Chine à Lausanne, en Suisse, où ils seront stockés au froid pendant huit ans. (afp/7sur7)
16/10/08 14h53
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