COIB: la Commission éthique pour le retrait du Dr Roelandt
La Commission d'éthique estime que Renno Roelandt doit effectuer un pas en retrait. S'il ne le fait pas, une procédure de licenciement devrait être entamée.
Un conseil d'administration extraordinaire du Comité Olympique et Interfédéral belge (COIB) doit se réunir jeudi soir pour prendre position sur les affaires qui touchent direcement son vice-président, le Dr Renno Roelandt. Une position qui sera définie notamment sur base des avis rendus par la Comission éthique du COIB. Selon
De Morgen, mercredi, ces avis prônent le retrait du Dr Renno Roelandt, volontaire ou forcé.
Hans Vandeweghe écrit dans
De Morgen mercredi que la Commission éthique du COIB est d'avis de démettre Renno Roelandt de ses fonctions de vice-président du Comité olympique belge parce que "son comportement n'est pas en adéquation avec la lutte contre le dopage." S'il apparaît qu'il n'y a pas de faits réels qui poussent à conclure que le Dr Roelandt a perscrit des produits interdits, son attitude et ses commentaires n'ont pas non plus fermement condamné le dopage, ce que l'on pourrait attendre d'un membre d'un Comité olympique et d'un ardent opposant au dopage.
Racisme et hormones de croissance
Le conseil d'administration extraordinaire de jeudi doit prendre position sur les décisions que propose la commission d'éthique "au sujet des déclarations de Monsieur Renno Roelandt pendant le match de football Belgique-Nigéria aux Jeux Olympiques de Pékin ainsi que des accusations portées par Monsieur Erik Wijmeersch à l'encontre de Monsieur Renno Roelandt". L'ex-sprinter accuse Renno Roelandt de l'avoir incité à prendre des hormones de croissance en 1998.
La Commission a conclu que les propos racistes tenus lors de Belgique/Nigéria n'étaient pas acceptables et qu'un énergique rappel des élémentaires règles de déontologie devaient être appliquées. Le quotidien flamand conclut que la Commission d'éthique estime que Renno Roelandt doit effectuer un pas en retrait. S'il ne le fait pas, une procédure de licenciement doit être entamée, à moins que le Conseil d'administration ne décide d'attendre les élections prévues au COIB l'année prochaine. (belga/th)