Le nombre de cas de dopage aux jeux Olympiques de Pékin pourrait passer à quinze contre huit détectés à ce jour, a révélé le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, dans une interview à l'agence de presse autrichienne APA.
"Au cours des Jeux il y a eu huit cas et sept sont encore dans le pipeline. Le total pourrait donc monter à quinze. Mais nous avançons très prudemment, je m'attends à avoir les résultats d'ici quatre à six semaines", a-t-il indiqué. Jacques Rogge a par ailleurs rappelé souhaiter que les suspensions pour les athlètes convaincus de dopage aux anabolisants ou à l'EPO puissent être portées à quatre ans.
Il a en revanche jugé irréaliste une suspension à vie dès la première infraction. "Une telle peine serait cassée par n'importe quel tribunal au monde", a-t-il estimé. Trente-neuf athlètes ont été convaincus de dopage dans le cadre de leur préparation aux Jeux et huit pendant la compétition elle-même, où 4.770 échantillons ont été prélevés.
Comme l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) l'a fait pour le Tour de France cycliste, le CIO a décidé début octobre de procéder à des analyses complémentaires des échantillons de certains athlètes des Jeux, pour y rechercher notamment la Cera, une EPO de troisième génération.
Le CIO a indiqué se réserver la possibilité de réexaminer ces échantillons, qui sont stockés au froid, pendant les huit années correspondant à la période de prescription pour une infraction aux règles antidopage. (belga/CB)


