Silvio Proto, auteur d'une prestation exceptionnelle, a dû être consolé par ses coéquipiers.
Coup de tonnerre sur le parc Astrid! Le Sporting d'Anderlecht n'a pu obtenir son ticket pour les poules de la lucrative Ligue des champions. Menés 0-2 à l'heure de jeu, les hommes de Jacobs étaient revenus à la hauteur des Serbes grâce à Lukaku et Gillet (2-2), mais le score n'évoluait plus, même après les prolongations. Au terme d'une séance de tirs aux buts complètement folle (Suarez, Biglia et Boussoufa rataient la cible), les visiteurs ont obtenu leur qualification (2-3). Il s'agit d'une énorme déception pour les Mauves, qui avaient pourtant toutes les cartes en main après le résultat favorable forgé à Belgrade.
La montée au jeu de Legear a dynamisé le jeu anderlechtois.
Suarez a envoyé son tir au but "dans les nuages". Biglia et Boussoua l'ont imité ensuite.
Ariel Jacobs se trouvait face à un dilemme en abordant cette rencontre capitale "à 10 millions d'euros". Quelle tactique adopter? Tabler sur la prudence et exploiter intelligemment le résultat favorable ou jouer la carte offensive d'entrée de jeu? L'entraîneur des Mauves titularisait Biglia dans l'entrejeu, Legear commençait sur le banc.
Cleo ouvre la marque
Apathique en première mi-temps, Anderlecht se voyait sanctionné pour son manque d'agressivité et de rigueur défensive. Cleo, véritable poison pour l'arrière-garde belge, se défaisait du marquage de Mazuch pour reprendre victorieusement un corner serbe d'une tête piquée (0-1). C'était le scénario catastrophe pour le Sporting, méconnaissable.
Cleo double la mise
Plus incisif dès l'entame de la deuxième mi-temps, Anderlecht se ruait immédiatement vers l'avant. Malgré ces intentions offensives, Cleo, encore lui, exploitait une erreur de marquage grossière pour glacer le stade Constant Vanden Stock (0-2). La star brésilienne du Partizan piquait son tir et trompait pour la deuxième fois Proto, qui ne pouvait que constater les dégâts.
Réaction anderlechtoise
Sonnés, mais pas résignes, les hommes de Jacobs n'abdiquaient pas. D'un coup de tête piqué, Lukaku surprenait Ilic, le portier serbe (extrêmement fébrile) (1-2) et redonnait l'espoir aux Anderlechtois. Sept minutes plus tard (alors que Proto avait évité le 1-3 d'une parade sublime), Guillaume Gillet mettait le Parc Astrid en feu en égalisant d'une reprise en cloche sensationnelle (2-2). Malgré un ascendant mental logique, Anderlecht ne parvenait pas à faire la différence, même à l'issue des prolongations. Dans les rangs bruxellois, on reparlera beaucoup du but injustement annulé de Lukaku pour hors-jeu...
Tirs aux buts
Au final, ce sont les penalties qui allaient décider de l'issue du duel. A ce jeu-là, Anderlecht faisait preuve de manque de sang-froid et de maladresse. Suarez, Biglia et ensuite Boussoufa loupaient la cible presque de façon similaire, alors que Proto avait détourné deux tirs aux buts serbes brillamment. Hélas, c'était insuffisant pour les Mauves, qui ne doivent en vouloir qu'à eux-mêmes. Anderlecht disputera donc la phase de poules de l'Europa League et peut nourrir des regrets.
Michaël Bouche
- Incidents avant et après le match contre le Partizan
- Anderlecht-Partizan
- Les supporters du Partizan encadrés dans le calme
- Legear retapé, Biglia et Kanu incertains
- Gillet: "Anderlecht est armé pour faire mal au Partizan"
-
Jouez avec: Le 11 d'Or et gagnez 25.000 euro!
Lire aussi


