L'arsenal offensif de Milan crucifie les Gunners

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Par: rédaction
15/02/12 - 22h43
Ibrahimovic a livré une prestation irréprochable. Avec sa puissance, ses dribbles, son sens du but et ses déviations, l'international suédois a été un poison pour la défense des Gunners. © getty.

Arsenal est passé complètement à côté de son sujet ce soir à San Siro. Les protégés d'Arsène Wenger, fantomatiques, peuvent faire définitivement une croix sur les quarts de finale (4-0). Du côté de Milan, le trident Ibrahimovic-Boateng-Robinho a fait très mal à l'arrière-garde anglaise, terriblement fébrile. Si le Brésilien a été l'auteur d'un doublé, le grand bonhomme de la soirée fut surtout Zlatan, dans tous les bons coups et d'une efficacité redoutable. Titulaire dans l'axe aux côtés de Koscielny, Thomas Vermaelen a passé une soirée très difficile, à l'instar de tous ses coéquipiers. L'entrée au jeu de Thierry Henry en deuxième période n'a rien changé à la physionomie de la rencontre. Pour les Rossoneri, éliminés les trois dernières années par une formation anglaise en huitièmes de finale de la Ligue des champions (Arsenal, Manchester United, et Tottenham), il s'agit d'une victoire amplement méritée. Le match retour s'annonce anecdotique.

La fin de l'ère Wenger à Arsenal? © getty.
"Zlatan" a couronné sa prestation 5 étoiles d'un but sur penalty. © afp.
Thomas Vermaelen a passé une soirée cauchemardesque... © ap.
Pour sa dernière "pige" avec Arsenal, Thierry Henry n'a pas pu aider son équipe, complètement à la dérive. © reuters.

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1.
L'attaque milanaise à la fête
Le trio Boateng-Ibrahimovic-Robinho a exploité la faiblesse terrible de la défense anglaise. Disponible et mobile, l'attaquant ghanéen (que l'on disait incertain) a profité des déviations intelligentes d'Ibrahimovic, qui a rempli son rôle de targetman à la perfection. Le premier but, initié par une ouverture lumineuse de Nocerino, vaut d'ailleurs le détour! Dans un grand soir, le géant suédois a réussi tout ce qu'il voulait. Il a couronné sa prestation étincelante d'un but sur penalty, qu'il avait lui-même provoqué. L'absence de Pato, réserviste, ne s'est pas fait ressentir.

2. La fin de l'ère Wenger?
S'il est vrai que Milan a livré un grand match, que dire de la prestation indigente des Gunners, aux abonnés absents du début jusqu'à la fin... Si ce n'est deux opportunités de Robin Van Persie en deuxième période, Arsenal a brillé par son absence et a été dépassé par les évènements. Vermaelen, qui retrouvait son poste de prédilection dans l'axe central, a accumulé les approximations et n'a pas eu voix au chapitre contre les attaquants athlétiques des Rossoneri. La blessure de Koscielny n'a certainement pas arrangé les choses. "Quelques joueurs sont restés à Londres. Arsenal a été complètement mangé", a analysé Stéphane Pauwels sur le plateau de RTL. "Walcott, Ramsey et Arteta sont en sommeil profond", prolongeait-il à la mi-temps. A la fin du match, le chroniqueur n'a d'ailleurs pas manqué d'évoquer "la fin de l'ère Wenger". "Ca sent l'année de trop pour le technicien français", a-t-il ajouté.

3. "Gumienny a un cousin hongrois"
Même si ce fait de match relève plus du détail tant la supériorité de Milan était évidente, soulignons quand même le hors-jeu flagrant oublié sur le deuxième but milanais, signé Robinho. Parti en position irrégulière, Ibrahimovic débordait sur le flanc gauche et adressait un centre tendu sur la tête de son compère brésilien. "Gumienny a un cousin hongrois", taclait avec beaucoup d'humour Stéphane Pauwels aux côtés de Georges Grün, faisant allusion au hors-jeu imaginaire de Mémé Tchité sanctionné par l'arbitre belge lors du dernier Clasico.

Michaël Bouche

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