Marseille émerge au bout de l'ennui

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Par: rédaction
22/02/12 - 22h44
Le jusqu'au-boutisme d'André Ayew a eu raison de l'Inter, qui subit une nouvelle défaite. Les jours de Claudio Ranieri semblent comptés. © afp.

MISE À JOUR Au lendemain d'un spectaculaire Naples-Chelsea (véritable publicité pour le football), on a assisté à un piètre Marseille-Inter Milan, où les deux équipes, en panne d'inspiration, ont été constamment à la recherche de leur football. Alors qu'on se dirigeait vers un nul blanc, c'est Marseille qui a émergé dans les arrêts de jeu grâce à une tête d'André Ayew (1-0). Au vu de la physionomie du match et du jeu médiocre proposé par les deux équipes, il s'agit d'un résultat flatteur pour les ouailles de Didier Deschamps. Quant à l'Inter, elle a subi sa 6e défaite en 7 matchs, toutes compétitions confondues. Sur la sellette, Claudio Ranieri voit sa position encore un peu affaiblie.

L'apport offensif de Maicon a été quasi nul. Le latéral brésilien a d'ailleurs été remplacé par Nagatomo à la pause. © reuters.
Titularisé en attaque, Diego Forlan aurait pu donner l'avance à son équipe. Il a fallu un arrêt de grande classe de Mandanda pour empêcher l'attaquant uruguayen d'ouvrir la marque. © ap.
A l'image de son équipe, Sneijder n'a pas eu d'impact dans l'entrejeu. L'international néerlandais n'est plus que l'ombre de lui-même. © ap.
Claudio Ranieri va-t-il faire les frais de cette nouvelle désillusion? © ap.

Revivez le match phase par phase

1. Exit Claudio Ranieri?

En pleine crise (1 sur 15 en championnat, 9 buts encaissés sur les trois derniers matchs de championnat, Ranieri sur un siège éjectable), l'Inter Milan a joué la peur au ventre et s'est concentrée surtout sur sa mission défensive, en misant sur la profondeur de Forlan. Signe implacable du malaise intériste: les gestes les plus élémentaires ratés par Lucio, Sneijder ou Stankovic. Les artisans du sacre en C1 sous l'ère Mourinho ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes, cela s'est encore vu ce soir au Vélodrome. Ca sent la fin de cycle. Face à ce marasme, la position de Ranieri semble intenable. Le président Massimo Moratti va-t-il continuer à soutenir son entraîneur? Quoi qu'il en soit, il devrait (en principe) rester en place jusqu'au match retour à Giuseppe Meazza.

2. L'ombre de Mourinho
Que reste-t-il de cette équipe solidaire, organisée et réaliste mise en place par le technicien portugais? Peu ou pas grand-chose. A ce jour, elle reste néanmoins la dernière formation à avoir battu le Barça en Ligue des champions. Pourtant, quand on compare le onze de base aligné en finale contre le Bayern et celui de ce soir, on s'aperçoit que la ligne défensive est exactement la même: Julio Cesar, Maicon, Samuel, Lucio, Chivu. Dans l'entrejeu, Sneijder, Cambiasso et Zanetti  étaient aussi au coup d'envoi des deux matchs. Seuls Eto'o, Pandev et Milito ne figuraient pas dans l'équipe type de Ranieri. En tout cas, il est sans doute l'heure de rajeunir les cadres du côté lombard. On voit mal l'Inter aller au-delà des quarts avec un football aussi stéréotypé.

3. Frilosité marseillaise
Alors qu'on sentait l'Inter plus vulnérable que jamais, on peut s'interroger sur la tactique de l'OM, évoluant avec un attaquant de pointe, Brandao en l'occurrence. Malgré sa crise de confiance, c'est l'équipe italienne s'est procuré les meilleures occasions (via Forlan notamment). Pourquoi l'OM a-t-il attendu les 10 dernières minutes pour tenter de déstabiliser son adversaire? On aurait aimé voir un peu plus d'audace dans le chef de Didier Deschamps, qui peut s'estimer très heureux avec cette courte victoire. Mais comme le veut le dicton, un entraîneur qui gagne a toujours raison.

Michaël Bouche

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