Heurts entre supporters de l'OM et forces de l'ordre à Madrid
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Le président de l'Olympique de Marseille, Pape Diouf, a dénoncé mercredi soir un "contexte lourd de sous-entendus et de violences inacceptables" lors du match de Ligue des champions à l'Atletico Madrid où des supporteurs marseillais ont été frappés par la police espagnole et des insultes racistes lancées contre un joueur de l'OM.
"On a évité la catastrophe""Notre première surprise a été de découvrir un contexte lourd de sous-entendus et de violences inacceptables. Nous pensions que Madrid était une belle capitale du football", a déclaré Diouf avant le retour de l'équipe française à Marseille. "La charge policière a été inacceptable et sauvage. La police s'est auto-chargée" d'aller récupérer une banderole des Ultras de Marseille portant une tête de mort, a poursuivi Diouf. "On a évité la catastrophe", a ajouté le président marseillais.
Quatre supporters ont été blessés, selon le responsable de la sécurité du club français Guy Cazadamont, lors de la charge des forces de l'ordre avant le début du match, dans le virage du stade Vicente Calderon où les 1200 supporteurs marseillais avaient pris place.
Slogan hitlérienDes supporters de l'Atletico s'en sont également pris au défenseur nigérian de l'OM Taye Taiwo, imitant des cris de singe et lançant des insultes racistes. Le slogan hitlérien "Sieg Heil !" a aussi été lancé par un petit groupe de supporteurs de l'Atletico, dans une des tribunes situées derrière l'un des buts, une fois le match terminé et les tribunes quasiment vidées.
"Nous avons déjà connu ce genre d'accueil à St-Petersbourg" (au printemps en Coupe de l'UEFA lorsque les joueurs marseillais Ronald Zubar et Charles Kaboré avaient subi des jets de peau de bananes), a ajouté Diouf, observant que "cela n'avait valu que 30.000 euros d'amende" au club du Zenit. (afp/7sur7)