Atletico/OM: menace de 8 ans de prison, un cauchemar pour Mirasierra
Le supporter marseillais, incarcéré à Madrid après des incidents lors d'un match de C1 entre l'Atletico Madrid et l'Olympique de Marseille, a accueilli comme un "cauchemar" l'annonce qu'il risque 8 ans de prison, selon le quotidien
AS de samedi.
"Je n'y crois pas, c'est un cauchemar", a déclaré Santos Mirasierra à son avocat, venu l'informer vendredi de nouvelles accusations d'un procureur espagnol pour lesquelles il risque 8 ans de prison, a précisé
AS, sans citer de sources. L'avocat du supporter n'a pas répondu samedi aux demandes de confirmation de cette réaction de Mirasierra, membre du groupe de supporters marseillais des Ultras et détenu à Madrid depuis le 1er octobre.
Il est en détention provisoire après avoir été interpellé sous la suspicion de "violence envers des représentants des forces de l'ordre", avant le match de Ligue des champions remporté par l'Atletico (2-1) le 1er octobre au stade Vicente-Calderon. Le procureur l'accuse de "désordres publics" et "d'atteinte à l'autorité" publique, ce qui risque de rendre plus difficile la libération sous caution réclamée par son avocat.
Cette libération est réclamée avec force par l'OM et les Ultras, alors que le supporter clame son innocence.
AS publie samedi une série de photos montrant un supporter, identifié comme Mirasierra, en train de tenter de renverser par derrière un policier espagnol. Le président de l'Olympique de Marseille, Pape Diouf, s'est dit jeudi "abasourdi" par les développements judiciaires en Espagne, estimant que Mirasierra était victime d'une "séquestration".
Ce terme est jugé samedi abusif par AS dans une chronique sur l'affaire qui estime "totalement exagérée" la campagne menée en France en faveur du supporter marseillais. Un appel au "calme" avant le match retour entre l'OM et l'Atletico le 9 décembre à Marseille est par ailleurs lancé samedi dans le quotidien sportif espagnol Marca par Christine Valette, compagne du président des Ultras Christophe Bourguignon.
"Nous avons appelé les gens au calme", déclare-t-elle dans une interview à
Marca, précisant que les supporters marseillais "n'avaient rien" contre ceux de l'Atletico qui pourraient venir à Marseille en décembre. (belga/th)