Un membre de la délégation au Congo dédouane Laurent

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Par: rédaction
21/04/11 - 12h03
© belga.

Jean-Louis Doucet, l'ingénieur belge qui accompagnait la délégation du prince Laurent au Congo, est revenu dans l'édition de ce jeudi du journal Le Soir sur le voyage polémique effectué par le Prince au mois de mars.

En fonction des disponibilités de l'agronome, pas des hommes d'affaires
Selon lui, le voyage au Congo portait exclusivement sur le développement durable et la gestion environnementale des forêts congolaises et angolaises, et le Prince cherchait bel et bien à déterminer comment appuyer au mieux les projets écologiques via sa fondation.

C'est pour cette raison que l'ingénieur agronome, spécialisé dans le domaine, avait été convié à participer au voyage. Le voyage aurait même été fixé à une période qui arrangeait ce dernier, car il devait donner des cours d'agronomie à l'université de Kinshasa à la même période. Preuve, peut-être, que la mission princière dépendait strictement des spécialistes en la matière.

Apporter un cadre légal aux accords éventuels
En marge de ce spécialiste, explique l'agronome, deux avocats étaient également présents dans tous les déplacements du Prince mais dans le seul et unique but de concevoir - voire finaliser - des contrats qui permettraient à la fondation Laurent de consolider le développement durable dans la région. Leur présence avait donc pour objectif d'offrir un cadre juridique aux accords envisagés par Laurent.

Selon Jean-Louis Doucet, les seules thématiques abordées au cours de ce voyage se limitaient aux champs de l'environnement et du développement durable, du moins en sa présence. L'ingénieur affirme d'ailleurs avoir suivi le Prince dans tous ses déplacements, sauf lors de son entretien avec Kabila. Ledit entretien ayant duré... dix minutes seulement. Pas de quoi, sans doute, élaborer une collaboration ou évoquer en profondeur des problématiques politiques ou autres.

Thématiques purement environnementales
Les déclarations de l'ingénieur spécialisé dans les problématiques environnementales africaines corroborent donc les premiers témoignages qui affirmaient que le fils du roi Albert n'avait pas apporté de dimension politique à sa mission au Congo, malgré une rencontre de courtoisie avec le chef d'Etat (lequel lui aurait uniquement souhaité un voyage fructueux).

Quant au "lobbying" dont est accusé le Prince, l'ingénieur semble également s'étonner des critiques. Il affirme que peu d'hommes d'affaires ont été rencontrés, et que le Prince s'est contenté de planter un arbre sur le site du promoteur d'un projet en adéquation avec les idéaux de sa fondation. "Pour moi cela se limite à cela", conclut simplement ce témoin-clé dans les pages du quotidien. Beaucoup de bruit pour rien?

(acx)

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